CONSULTATIONS EXTERNES
La création de ces services spéciaux serait encore insuffisante à notre point de vue, si elle n'était accompagnée de rinstitulion de consultations avec délivrance gratuite de médicaments dans tous les hôpitaux.
C'est encore là une idée qui a été émise depuis plus de dix ans par le Conseil municipal, et à la réalisation de laquelle M. le D' Bourneville n'a épargné ni ses efforts, ni son temps. Le succès des consultations du D' Fournier, à Saint-Louis, aurait dû depuis longtemps déterminer l'administration de l'Assistance publique à saisir l'assemblée communale d'un projet ferme. Il n'en est malheureusement rien ; aussi engageons-nous le Conseil municipal à réitérer le vœu que M. le directeur de l'Assisiance se résolve enfin à lui faire des propositions à ce sujet.
ORGANISATION DU SERVICE BARITAinE
L'organisation de ces consultations, réduite aux seuls hôpitaux spéciaux, a été étudiée par la Commission académique et voici à quelles conclusions elle aboutit :
a Dans les hôpilaux sépéciaux, la consultation sera faite :
H 1" Pour les malades ne réclamant pas leur admission, par un médecin ou un chirurgien du Bureau central ;
2° Pour les malades réclamant leur admission, par les médecins ou chirurgiens titulaires.
« Les médecins ou chirurgiens du Bureau central délégués à ces fonctions ne pourront les résilier avant cinq années d'exercice (i) ».
Celte division de la consultation, M. le D' Fournier la motive sur l'impossibilité où se trouve un médecin, après avoir fait nue longue visite dans les salles, d'assumer la responsabilité d'une consultation qui peut s'élever à une centaine de malades, ou même (comme à Saint-Louis, par exemple) à deux cents, trois cents et trois cent cinquante malades.
Quant à l'obligation pour le médecin ou le chirurgien chargé de la consultation externe, de conserver ces fonctions pendant cinq ans, la Commission académique a voulu ainsi éviter un
(1) Alfred Fûuriiier (Bulletin de l'Académie de mfdecine, 14 juin 1887, t. XVII, p. 833; Annales d'hygiène publique el denMecine légale, 1887, t. XVIil, p. 8i.)