‹ La prostitution clandestine à ParisChapitre 116 sur 131 · OC · texte numérisé non relu

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Si le mérite d'avoir créé la tératologie appartient aux deux illustres Geoffroy Saint-Hilaire, le Dr Dareste a celui d'avoir ouvert une voie nouvelle et fondé la tératogénie.

Dans son premier essai, il s'était principalement occupé de l'évolution normale et monstrueuse, dont il n'avait pu qu'entrevoir les conditions. Aujourd'hui il complète cette étude en montrant les modifications qu'éprouve le germe pendant l'époque qui sépare la ponte de la mise en incubation : il y a sur ce point un chapitre nouveau consacré à l'influence des conditions physiques et surtout des conditions chimiques, telles que celles de l'air, de l'humidité (moisissures), du retournement de l'œuf, etc., etc. La deuxième partie, qui traite de la tératogénie générale, est peu modifiée, sauf les paragraphes relatifs aux excès de développement et aux métamorphoses.

La troisième partie comprend la tératogénie spéciale : depuis la première édition, l'embryogénie du poulet a été l'objet de découvertes nouvelles importantes dues en partie à Mathias-Duval : grâce à ces faits, M. Dareste a pu se montrer plus explicite sur divers points. C'est dans cette partie de l'ouvrage qu'est exposée la question de la dualité normale et tératologique du cœur : il est aujourd'hui incontestable que c'est bien à M. Dareste que l'on doit cette découverte, qui plus tard, en 1883, a été consacrée par les expériences directes de Warynski et Fol : ces physiologistes ont pu maintenir l'écartement des blastèmes cardiaques de manière à les contraindre à se développer isolément.

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