C. La gale a été constatée 12 fois
Si Ton range maintenant ces maladies d'après l'âge des malades on voit que :
De vingt et un à vingt-cinq ans, il y en a 152, soit : Accidents primitifs, 10 :
1° 2 fois, érosion chancreuse ; 2° 8 fois, chancre.
Accidents secondaires, 45 :
3° 12 fois, plaques muqueuses de la bouche;
4° 6 fois, plaques muqueuses de la bouche et de la vulve;
5° 27 fois, plaques muqueuses de la vulve;
6° 93 fois, accidents vénériens;
7° 4 fois, gale.
De vingt-cinq à trente ans, on compte 97 maladies, ainsi reparties :
Accidents primitifs, H :
1° 1 fois, érosion chancreuse ; 2° iO fois, chancre, dont un du col.
Accidents secondaires, 29 :
3° 4 fois, plaques muqueuses de la bouche ;
4° 4 fois, plaques muqueuses de la bouche et de la vulve;
5° 21 fois, plaques muqueuses de la vulve;
G0 53 fois, accidents vénériens ;
7° 4 fois, gale.
De trente à trente-cinq ans, les femmes ont présenté 35 fois une affection contagieuse :
Accidents primitifs, 5 :
1° 5 fois, chancre.
Accidents secondaires, 10:
3° 8 fois, plaques muqueuses de la vulve ;
4° 18 fois, accidents vénériens; 5° 2 fois, gale.
De trente-cinq à quarante ans, le nombre des maladies est de 1 1 : Accidents primitifs, 3 :
1° 1 fois, érosion chancreuse ; 2° 2 fois, chancre.
Accidents secondaires, 2 :
3° 1 fois, plaques muqueuses de la bouche ; 4° 1 fois, plaques muqueuses de la vulve; 5° 3 fois, accidents vénériens; 6° 1 fois, gale.
De quarante à cinquante ans, six fois il y a eu accidents contagieux : Accidents primitifs, 1.
1° 1 fois, chancre;
2° 1 fois, plaques muqueuses de la bouche;
3° 3 fois, plaques muqueuses de la vulve ;
4° i fois, accidents vénériens.
De cinquante ans et au-dessus, on a trouvé 3 maladies : 1° 1 fois, des plaques muqueuses de la vulve ; 2° 1 fois, un accident vénérien ; 3° 1 fois, la gale.
Pendant Tannée 1887, de même qu'en 1886, et en 1878, les maladies vénériennes sont plus nombreuses que les manifestations syphilitiques, puisqu'il y a 171 pour les premières et 121 pour les secondes.
C'est dans la série des insoumises âgées de vingt et un à vingtcinq ans qu'on trouve le plus grand nombre de maladies ; elles constituent la moitié du chiffre total ; dans cette môme série, les accidents syphilitiques ne forment que le tiers des manifestations morbides du groupe, mais ils entrent pour plus des 2/5 dans l'ensemble des phénomènes syphilitiques de Tannée.
Le nombre des maladies dans la série de vingt-cinq à trente ans est également important, puisqu'on a constaté 97 fois des manifestations morbides; comme dans le groupe précédent, les maladies vénériennes arrivent à un chiffre supérieur à celui des accidents syphilitiques.
Les deux séries qui comprennent les insoumises majeures de vingt et un à trente ans, renferment les 4/5 de la totalité des maladies de 1887; l'autre 1/5 est réparti parmi les femmes dont Tâge varie de trente à quarante ans et au-dessus. Nous pouvons noter qu'on trouve un accident primitif (chancre) dans la série de quarante à cinquante ans, et trois autres accidents primitifs (érosion chancreuse) et deux chancres dans la série de trente-cinq à quarante ans.
En 1887, les chancres du col utérin sont devenus presque aussi
rares qu'en 1886, puisqu'on n'a constaté sa présence qu'une fois, dans la série des insoumises âgées de vingt-cinq à trente ans. Il semble donc qu'il y ait eu ici la continuation de la série négative de 1886.
Apres avoir examiné successivement les points les plus importants de chacune des années que nous venons d'étudier, il est nécessaire de montrer les particularités intéressantes de cette période décennale, pour ce qui concerne les insoumises majeures.
Les accidents syphilitiques figurent, dans l'ensemble des maladies, dans la proportion de 53,2 pour 100; la proportion est de 54,98 pour 100 lorsqu'on compare l'ensemble des manifestations syphilitiques aux unités malades.
C'est dans la division des insoumises majeures de vingt et un ans à vingt-cinq ans que nous avons trouvé les maladies les plus nombreuses, tant pour les accidents syphilitiques que pour les accidents vénériens. Le nombre total des phénomènes morbides observés de 1878 à 1887, chez les insoumises majeures de tout âge a été de 3,340. Dans le groupe des insoumises dont Tàge varie de vingt et un à vingt-cinq ans, nous avons constaté 2,064 symptômes contagieux; il s'ensuit que le chiffre des maladies de cette série comparé à la totalité des accidents morbides des autres catégories donne la proportion de 61,79pour 100. Pour ce qui concerne spécialement les manifestations syphilitiques, nous en avons signalé 1,106 chez les insoumises du groupe de vingt et un à vingt-cinq ans, alors que l'ensemble des accidents syphilitiques chez les autres insoumises majeures est de 1,777. La comparaison de ces deux nombres donne la proportion de 62 pour 100 pour les insoumises de vingt et un à vingt-cinq ans. C'est donc spécialement dans cette période de l'âge, que les insoumises majeures sont le plus atteintes et qu'elles sont, par suite, le plus dangereuses.
Comme pour les insoumises mineures nous devons noter la fréquence du chancre du col, puisqu'il a été constaté quarante-cinq fois et qu'il a été rencontré chez des femmes ayant dépassé quarante ans.
Je résume dans le tableau suivant B les points les plus importants concernant les insoumises majeures; ce tableau, analogue à celui qui a été dressé pour les mineures, permet de voir rapidement le nombre réel des unités malades et des maladies et la proportion des différentes maladies, annuellement et pendant la période décennale
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STATISTIQUE GÉNÉRALE Mineures et Majeures.
L'étude partielle des phénomènes morbides observés sur les insoumises mineures et sur les insoumises majeures doit avoir pour conclusion l'examen des accidents constatés dans l'ensemble de ces deux grandes divisions, de façon à obtenir le résultat complet de ce qui a été signalé chez les insoumises (mineures et majeures) trouvées malades pendant la période décennale de 1878 à 1887. Ce travail nouveau consiste à grouper les chiffres obtenus par l'étude minutieuse de toutes les catégories observées précédemment et d'arriver à une conclusion au point de vue des maladies reconnues. Il nous reste donc à analyser la totalité des années examinées précédemment, d'une façon spéciale, pour les mineures et pour les majeures, et à faire de ces deux divisions un tout compacte. 11 est nécessaire également d'étudier la somme des résultats obtenus dans cette période de dix ans, après déduction des visites successives faites chez la même insoumise, non seulement dans une même année, mais encore dans la période décennale.
Ces différentes parties ont été méthodiquement résumées dans les tableaux C et D.
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