‹ La Protrusion Acétabulaire IntrapelvienneChapitre 21 sur 35 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

— Quand la malade est couchée, l'examen peut mettre en évidence plusieurs signes :

1° Absence d’attitude vicieuse typique :

Les membres inférieurs ont une attitude normale, ou sont parfois en rotation externe; cette dernière position serait l’indice d’une protrusion dans la direction du trou obturateur.

20 Raccourcissement apparent du membre sain, mais la mensuration montre généralement une égalité de longueur des deux membres. Parfois cependant on peut trouver un raccourcissement réel du côté malade (1-2 cm.).

3° Diminution de la saillie normale du grand trochanter. Il se trouve rapproché de la symphyse pubienne, ce qui est appréciable à la mensuration, quand la lésion est unilatérale. Le triangle de Bryant est plus petit que du côté opposé. Dans des cas plus rares, le grand trochanter vient buter contre le sourcil cotyloïdien. Quand il est le siège de prolifération osseuses il apparaît épaissi.

49 L’exploration de la mobilité articulaire, exécutée avec douceur afin d'éviter à la malade des souffrances inutiles qui gêneraient l'examen ultérieur, revéleu:

— une limitation de l’abduction, précoce, progressive, d'emblée très prononcée. C’est là un signe d’une

importance diagnostique de première valeur.

— la flexion est peu diminuée et l’adduction et la rotation ne sont que légèrement modifiées.

Mais on ne saurait trop insister sur la valeur que représente dans l’investigation clinique, l'exploration du fond du cotyle par le toucher recto-vaginal.

Ce dernier montre une coupole intrapelvienne dure, arrondie, lisse, de dimensions variables, s’implantant par sa base sur la surface quadrilatère et généralement douloureuse à la pression.

D'après Henschen, on sentirait la corde du nerf obturateur, qui est soustendu par la voussure acétabulaire, et qui peut être le point de départ de névralgies obturatrices par élongation du nerf.

L’uretère qui croise également la coupole du fond cotyloïdien, peut être aplati et même coudé et devenir imperméable.

Ces deux derniers signes n’ont en réalité qu’une valeur théorique, et n’ont jamais été observés en clinique, étant donné qu'ils sont le fait d’une protrusion acétabulaire à développement véritablement monstrueux.

A côté de ces signes, on peut observer :

— de l’atrophie musculaire du membre inférieur, atrophie rarement très marquée,

— de l’adénopathie, inconstante, et en général

discrète, se manifestant par quelques ganglions durs,

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