‹ La Protrusion Acétabulaire IntrapelvienneChapitre 23 sur 35 · RADIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

RADIOGRAPHIE

Elle a été longtemps, avec l’autopsie, le seul élément de diagnostic de la protrusion acétabulaire, et actuellement encore son image est souvent considérée avec surprise, comme une Curiosité clinique.

Sa vulgarisation est le véritable but de notre exposé.

Voici les renseignements qu’elle fournit :

— La tête fémorale s'’avance de façon anormale dans la cavité cotyloïde dont elle semble soulever le fond. En effet, le fond du cotyle, qui normalement apparaît comme une ligne droite sur le cliché, dessine un demi-cercle plus ou moins développé, à convexité pelvienne. Il est généralement très aminci, et semble ne pas pouvoir résister à la pression de la tête fémorale.

L’interligne articulaire est ou bien entièrement

conservé ou plus souvent d’un aspect nuageux, estompé

à l’un ou aux deux pôles de la cavité cotyloïde par des ostéophytes, ou des pertes de substance, dénonçant un processus inflammatoire de l’articulation.

Le sourcil cotyloïdien est fréquemment le siège de proliférations osseuses, ainsi que le col fémoral.

En comparant avec le côté opposé on peut parfois constater un rapprochement du grand trochanter de l’os coxal, avec lequel il peut même être en contact, ce qui traduit le degré d’enfoncement de la tête fémorale dans la cavité cotyloïde, et, partant, le degré de la protrusion acétabulaire.

L'ensemble donne une image bien spéciale, caractéristique, qu’il suffit d’avoir vue, pour savoir faire le diagnostic de protrusion acétabulaire, quand elle

se présente en clinique.

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