DÉFINITION ET HISTORIQUE
La protrusion acétabulaire intrapelvienne est une malformation uni, ou bilatérale, se caractérisant par un refoulement du fond du cotyle dans la cavité pelvienne par la tête fémorale.
Reconnue depuis plus d’un siècle par Otto, cette affection rare, n’est pas à proprement parler un processus morbide «sui generis », mais doit être considéré plutôt comme une complication de certaines ostéoarthrites de la hanche. De nombreux travaux ont été consacrés à son étude et ont donné naissance aux conceptions les plus diverses quant à son étiologie.
C’est ainsi qu'Otto, et, après lui, son fils, ont conclu à une « manifestation goutteuse anormale ».
Gurlt en 1854 en fait une coxalgie avec fracture acétabulaire.
Eppinger (1903) qui, dit-on, ne connaissait pas le travail d'Otto, suggère le terme de « Coxarthrolisthésis-Becken » et y rattache le nom de Chrobak comme tribut de reconnaissance au distingué gyné-
cologue.
Kuliga (1905) croit à une ostéo-arthrite déformante et Schlagenhaufer (1908) à une arthrite gonococcique. Pour Breus et Kolisko (1900 et 1912) ce serait une coxite destructive, tandis que Henschen en 1909, dans une volumineuse étude aboutit à la conclusion qu'il s’agit d’une affection due à des processus inflammatoires très variés et même à certaines neuropathies.
Schertlin (1911) aurait, d’après Schaap, le mérite d’avoir le premier soumis le diagnostic clinique à la radiographie.
Depuis, les travaux se sont succédés avec une fréquence accélérée : Kienbôck (1911), Chiari (1912), Valentin et Muller (1921), Hertzler (1922), Pommeranz (1925), Lewin (1925), Doub (1929), Nicholls et Shiflett( 1930), Pedoth (1931), Michaëlis (1932), Schaap (1934), Vogeler (1934), Lewin (1935).