‹ La Protrusion du Col dans les Ruptures de Grossesse Extra-utérineChapitre 6 sur 25 · PHYSIO-PATHOLOGIE DE LA GROSSESSE EXTRA-UTERINE ET DE SA RUPTURE · texte numérisé non relu

PHYSIO-PATHOLOGIE DE LA GROSSESSE EXTRA-UTERINE ET DE SA RUPTURE

STRASSMAN disait que toute grossesse normale commence par une grossesse ectopique puisque l'ovule, fécondé dans le canal tubaire qu’il parcourt ensuite,” vient se développer pour finir dans la cavité utérine, s’il ne s’est fixé prématurément.

Dans le mécanisme normal de la fécondation, le spermaäatozoïde franchissant l’ostium utérinum remonte dans la trompe à la rencontre de l’ovule.

La rencontre s'opère en général dans l’ampoule, puis l’œuf fécondé descend dans l'utérus et s’y fixe.

On comprend alors comment différents mécanismes pourront amener une perturbation dans le lieu de fécondation de l’ovule ou dans la migration de l’œuf fécondé; nous ne les verrons que très rapidement et à seule fin de ne pas laisser ce résumé incomplet.

On 2 signalé :

L'énergie exagérée du spermatozoïde qui remonte l’ampoule, passe par le pavillon dans la cavité abdominale, et va féconder l’ovule dans l'ovaire même.

L'énergie vitale exagérée de l’ovule qui, dès sa fécondation niderait sur place.

Des causes physiologiques et des malformations congénitales (coudures exagérées de la trompe, imperforation de l’ostium utérinum?)

Des obstacles mécaniques à la migration de l’ovule : adhérences et coudures par brides inflammatoires, fibrome utérin empêchant l’ovule de tomber dans la cavité utérine.

Des causes infectieuses au premier rang desquelles la gonococcie

Enfin, et pour mémoire, les manœuvres criminelles dans la génèse des grossesses extra-utérines par des processus inflammatoires provoqués au niveau des trompes. |

(LABHARDT, PEUS, ROCHAT, TSCHERTOK.)

Quelles que soient les origines des grossesses extra-utérines, celles-ci revêtent diverses formes qui varient selon le point du trajet que l'œuf aura choisi pour se développer.

On distingue habituellement :

1° La grossesse ovarienne, lorsque le spermatozoïde a pénétré dans un follicule de Graaf.

2° La grossesse abdominale, lorsque l’œuf fécondé se fixe avant de pénétrer dans la trompe,

3° La grossesse infundibulaire, quand l’œuf est fixé dans la partie la plus externe de la trompe.

Deux variétés :

infundibo-abdominale, infundibo-ovarienne.

APE} RNCS

4° la grossesse ampullaire, quand l'œuf se fixe dans la partie moyenne de la trompe :

variété intra-ligamentaire.

5° La grossesse isthmique, se développant dans la partie interne de la trompe.

6° La grossesse interstilielle qui se développe x dans la partie de la trompe traversant la corne utérine et pouvant se terminer :

£ es soit vers la trompe, & soit vers l'ovaire.

ë ne , Rares sont les grossesses extra-utérines qui peu- : vent être menées à terme: elles se terminent en 5 général soit par un avortement tubaire, soit par : une rupture de la trompe qui n’a pas pu résister à la distension trop grande de l’œuf en croissance. Le moment de cette rupture peut varier suivant : 5 l’âge de la grossesse, 7. le lieu d’implantation de l’œuf, # les causes de congestion pelvienne en dehors de la grossesse.

les traumatismes venus de l'extérieur : coït, toucher vaginal.

: De toute façon, cette complication fréquente

qu'est la rupture tubaire nous intéresse seule ici. Parlant des grossesses ectopiques, DOLÉRIS nous dit qu'elles se terminent toutes ou presque par la rupture tubaire précoce.

Cette rupture s'accompagne toujours d’une hémorragie abdominale qui peut être :

Loge El

— souvent minime : petite hématocèle de Nélaton, — parfois considérable : cataclysmique de Barnes.

Dans ce dernier cas, le tableau est extrêmement tragique et le diagnostic d’hémorragie interne est rapidement posé.

Mais le premier cas est plus fréquent et la rupture de la trompe passe souvent inaperçue, elle n’est parfois qu’une simple fissuration et l’hémorragie qui l'accompagne ne se produit que très lentement : là le tableau d’hémorragie interne est absent, les signes d’anémie peuvent être très légers au point de passer inaperçus eux aussi et la symptomatologie assez riche de la rupture de grossesse extra-utérine que nous allons exposer succinctement dans le chapitre suivant se trouve parfois en défaut.

LES DIVERS SIGNES DE LA GROSSESSE EXTRA-UTERINE ET DE EA RUPTURE TUBAIRE

Les différents signes de la grossesse extra-utérine et de la rupture de la grossesse extra-utérine ont été à plusieurs reprises décrits par divers auteurs; néanmoins il nous a semblé utile de les rassembler ici, tant la pauvreté des signes cliniques peut être grande dans certains cas, au point de laisser parfois un doute dans l'esprit du médecin.

Ces signes sont de trois sortes :

1° Les signes radiologiques que nous ne faisons que mentionner car il est toujours dangereux de pratiquer une hystérographie chez une femme enceinte et seule la réaction biologique négative ou très tardive peut poser cette indication (HAINEAUX).

2° Les tests biologiques et les examens de laboratoire.

3° Les signes cliniques proprements dits.

Page 1