MATTH., XV
Jamais un mot dans notre Évangile dont le païen le plus chatouilleux puisse être froissé. De la première à la dernière page, la préoccupation de ne rien dire de ce qui pourrait choquer { et de ne rien omettre de ce qui peut encourager les gentils est non seulement visible, mais dominante.
Mentionne-t-il, en passant, l’Empire, ses officiers, ses magistrats ? c’est toujours avec une considération bien marquée ; ? rencontre-t-il sur sa route, un païen honnête el généreux ? c’est avec une joie visible qu'il elte les éloges que Jésus lui donne. à Partout et toujours les non-juifs ont ses préférences. Il est si manifeste qu’il écrit surtout pour eux ! #
14. Évangile de la prière. Le troisième Évangile fait à la religion une part très large. Le récit de saint Luc se ferme comme il s’est ouvert par la mention de Ja vie liturgique, dans le temple de Jérusalem ; 5 lui seul nous a conservé les admirables cantiques 6 dont, jusqu’à la fin des temps, retentiront nos églises ; 1l n’est question dans son livre que de « glorifier » Dieu, de le « louer, » de le « remercier, » de le « bénir ; »