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Mais les hébraïsmes de la forme ne sont rien à côté des hébraïsmes du fond. Comme il est clair que l’auteur a grandi dans une atmosphère toute judaïque !
Israël, sans le fermer, emplit son horizon; la Palestine est restée le centre du monde, et le peuple juif tient encore la première place. Le Verbe fait chair est « chez lui 1» en Judée ; le Temple est la maison de « son Père ; 2» le salut vient des juifs ; $ de lui Moïse & a écrit, # » et Abraham a vu «son jour; 5 » en tout et toujours le point de vue israélite.
La Bible fut de tout temps sa lumière et son trésor. On sent qu’il la possède ; on voit qu’il s’en inspire; 6 <omme dans l’Apocalypse les figures de la Loi et les oracles des prophètes abondent ; 7 il n’est pas jusqu’à ses images et à ses comparaisons préférées quinesoient des emprunts faits aux livres d’Israël ; 8 comme saint
phrasibus abundat.»TOLET, Zn sacrosanct. Joannis Ev. Commentarii. p. 1. — «Le langage grec de l’auteur, dit Ewald, porte les traces les plus évidentes et les plus marquées d’un parfait Hébreu lequel... même sous le vêtement grec dont il apprit à se revêtir, respire encore tout le souffle de son idiome maternel. » Die Joannischen Schriften, 1861, t. 1, p. 44 et suiv. — « On peut dire qu’à part l'Apocalypse, il n'y a pas d’écrit du Nouveau Testament, pas même l’Évangile de saint Mare, qui, sous le rapport de la langue et de la manière d'exprimer les choses, s'éloigne autant du génie propre à la langue grecque que D'Évangile de saint Jean. » ABERLE, Einleitung, p. 89.
À. JOAN., 1, 11: — 9. 11, 16. — 3. 1V, 22. — 4. v, 465 1, 45. — 5. VIN, 56: — 6. 11, 17 ; xx, 14, 15, 38; x1x, 93, 24, 28,129 56
7. Le Sauveur est le vrai («temple » 11,19 ; le « serpent» d’airain, 111, 14 ; la «manne» du désert, vi, 32, 49 ; l'eau du rocher, VI, 88; la colonne de feu, vu, 12 ; la source de la vie, x, 10; le Pasteur des âmes, x, 11 ; l'agneau pascal, x1x, 36, etc.