‹ La province a chevalChapitre 12 sur 49 · A LA GARE. — VOISINS DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

A LA GARE. — VOISINS DE CAMPAGNE

SE BK\l)A\T A 1

Voya^purs (la samcfïî Boir npi^s U boutique cluse; olI la spcciolilé d'viporter de l'aiÎB des |ilaijieï ù lu campagne.

En pirin boifl. Il fiiul qu'oD alte: des dauies p mr qu'un eumii- utip vo il la gare. Four lis lionmips. des cbev de selle; qu^'q-iflms il y en a de i inoDter uii escadron.

F'oiil une p nmi-uiide le malin, avant dîner, et, les jouis de cUiir de lu une lioisiême avnnl df ne meltre an

Faut bien se Icuir en bali-iue eu danl la saison des cb^sse».

A LA GARK. — VOISIXS DE CAMPAG.VE.

cb,i(jue Iraïu. ddts l^-^|Joi^ de S(>duiit> uue dut qui lui \ttiiiiftli.* du se suuB'.ra.rf uu ji'uy lunerni'l.

.A loué te cbâlcau pair moiiiiil 'lu duc de \.. . forlemeiil etnlic [t.ir le kracb ; Irouie assrz conrmifthle ce jietil baraque.

•Adore la campagne pour sa famille. Y vi<nt un diiDjnclie sur qualrc; est régulièrement rappelé partelcgr.iniriie au boul Je Iruia bi'ureB de sejitur.

A r,A GARE.

VOISIX'S DE CAMPAG\'E.

LA PROVI\CK A r.HKVAI,

les force à savourer de lelle à telle dale; — pour les autres, bornez-vous à déposer dans leurs châteaux de Belles au bois dormant, un jour où vous aurez préalablement constaté leur absence, une carte fortement cornée — cette politesse suffira amplement à leur faire savoir que vous connaissez leur existence, et que vous êtes disposé à vivre avec eux en bons termes, c'est-àdire à les saluer quand vous les rencontrerez à la messe ou que vous vous trouverez nez à nez avec eux au coin d'un bois.

C'est tout ce qu'ils attendent de vous, et c'est tout ce que vous ea obtiendrez, quoi que vous fassiez.

La plupart des voisins inabordables font partie de la population indi'ièue dont les équipages dénotent par leur seul aspect le peu de goût qu'ont leurs propriétaires pour les nouvelles connaissances; les modèles de carrosserie les plus récemment adoptés remontent à 1850, et l'on montre un dog-carl appartenant à un conseiller général centre gauche comme la preuve la plus irrécusable de son goût pour les plus téméraires innovations.

^'lf'\^

A vingt lieues de Paris, la demi-for lune, dont les plus vieux d'entre nous se rappellent à peine avoir vu aux Champs-Elysées les derniers spécimens, est encore considérée comme voilure de luxe, et les gens qui en possèdent I assent pour suivre la mode. — Sur certains points éloignés du chemin de fer, on rencontre la berline à trois chevaux attelée comme les omnibus nouveau modèle, un timonier encadré dans une paire de chevaux attelés à des palonniers.

LA PROVIXCr, A rilKVAr,

Qiianl an\ voilures à deux roues, les p'us eniployées dans les pays mal l^artagés au point de vue vicinal, on en renconln^ d 'ahsoluinenl élranges, el l'on ne |)eul aldihuer leur lonijévilé qu'à l'aduiirahle solidité des produits de l'ancienne carrosserie Irançaise.

Les plus anciennes cou|)cs de cabriolets et de lill)uiys ont survécu aux nombreux «[ouverneuienls (pii les ont vues naîtie, et il n'est pas rare de voir des véliicules qui datent de la Restauration. — Ils en ont eux-mêmes subi un grand nomi)ie ; mais si rien ne subsiste des matériaux |)rimitivement cnq)Ioyés à leur construction, l'aspect général, la conception première ont été conservés, et, semblables au couteau de Jeannot dont on avait successivement renouvelé la lame, le manebe et les ressorts, ils se sont niétamorpbosés sans rien j)erdrc de lems qualités natales. Ils ont la même originalité, la même élégance ; seulement le point de vue auquel on se plaçait pour apprécier ces mérites s'est sensiblement modifié, et tel é(piipage qui paraissait il y a une vingtaine d'années à peine être le dernier cri du cliic, semble aujourd'liui avoir été exécuté par le père de la dynastie des lîinder, un Dinder antédiluvien!

N^Nfr^

Ost le garde champi'tre qui, dans cLaiiae village, esl chargé d'anooncer la date fiioe poor la préseulation des clievam.

Page 1