ROUTES COMMERCIALES DU YÛN-NAN
La fin (le la guerre civile, en rendant le calme aux provinces du Yiln-nan et du Kuei-cliou, a permis au mouvement commercial, auparavant si actif dans ces parages, de reprendre de l'essor.
Six voies de communication sont à présent libres poiu' le transit du commerce et de l'industrie. Les unes sont longues, coûteuses et pénibles, d'autres sont presque impraticables à crause du système de Li-kin (péages de barrière), exercé sur tontes les marchandises qui passent d'une province dans une autre. Une seule offre une voie fluviale navigable jusque dans la province qui nous occupe, et réunit à peu près toutes les conditions désirables, aussi bien au point de vue du court ti-ajet que de la facilité de transport, et par conséquent d'une grande économie de temps; mais elle a été jusqu'en 18 7, -5 au pouvoir des rebelles, dont l'arbitraire n'a j)as tardé à dériver le courant commercial vers la voie de Canton : nous voulons parler de la route par le fleuve du Tung-king, le Song-koi ou fleuve Rouge.
Le YUn-nan, à cause des grands cours d'eau qui l'arrosent dans tous les sens, semble être privilégié par la nature. Le Lan-tsang-chiang ou Chiu-lung-cliiang, qui prend sa source