G ROUTES COMMERCIALES DU YCX-NAN
prendre une i)etite rivière, qui conduit, après quelques joiu^ de navigation, à Yung-ning-lisien. C'est un trajet de quatrevingts journées. Dans cette dernière ville on quitte la rivière lK)ur la route de terre : vingt à vingt-un jours de marche à i travers les montagnes du Ssù-cliuan et , du Kuei-clion sont nécessaires pour atteindre Yiln-nan-fu.
Cette voie que nous suivîmes en 1871 et 1873, parce qit^a cette époque celle du Kuei-chou n'était pas entièrement librt?, présente, de même que cette deniière, les mêmes entravtîs pour le commerce; c'est-à-dire que, traversant le Kuci-chou par le nord-ouest, les marchandises doivent acquitter les droits de barrière que les mandarins perçoivent en faveur de cette province. Pendant notre séjour au Yun-nan, elle ét«it très fréquentée par les fonctionnaires, par les lettrés qui vont à Pékin pour passer leurs examens, et par les voyageur*; mais, depuis l'ouverture de la route du Kuei-chou par le H ^' nan, elle a été à peu près délaissée au profit de cette dernièB-'^*
Actuellement la plus importante, et celle par laquelle ttz^^^ le mouvement commercial pénèti-e au Ylln-nan, est la ro^^^^ de Sliui-fu.
Les marchandises provenant des ports à travers le S ^"' ch'uan i)euvent être expédiées en barque jusqu'à Shui-fu, ^^ suivre ensuite la route de terre. Quelques articles de \ ^^^ de valeur remontent le Ta-kuan-lio jusqu'à une certa ^^^^^^ limite, mais la navigation en est si dangereuse que les m^ociants se résignent au sacrifice de quelques jours de traT/^* port de plus à dos de mulet jdutot que d'atfronter les nombreux rapides et les roclies qui obstruent le lit de cette rivière, l^ar cette voie on entre directement du Ssil-chuan dans le Yiln-nan, et l'on n'a qu'un droit à payer à Lao-wa-fau, bureau de douane du Ylln-nan,