COMMERCE
Les facilités offertes par le fleuve St. Laurent, pour l'écouk. ment de nos produits et l'entrée des ne us européennes, font de la Province de Québec le grand entrepôt commercial de la Confédération Canadienne ; aussi entre-t-elle pour près de moitié, cinq-douzièmes environ, dans le chiffre des importations et exportations réunies des six proyinces qui en font partie.
Les tableaux indiquant le mouvement du commerce et de la navigation de la Puissance du Canada, pour l’année financière expirée le 30 juin 1881, donnent les résultats suivants :
au totale des importations... $105,330,849 fé FF} eXpOrtatIONS Aer TO ADSES
La moyenne annuelle des importations durant les dix dernières * an— nées, a été de $101,753,174 et de $81,772,889 pour les exportations.
INANCES.
Ainsi que nous l'avons déjà mentionné précédemment, les. revenus. nécessaires au maintien de l'État sont perçus au moyen de droits im-
posés sur les marchandises importées dans le pays, et sur la fabrication de quelques produits indigènes, tels que les spiritueux et le tabac, En vertu de la constitution fédérale, c’est le gouvernement de la Puissanes
qui perçoit tous les revenus des Douanes, mais il est tenu de payer à. chacune des Provinces Confédérées une subvention annuelle : celle de:
Québec s'élève à $959,252. En ajoutant à cette somme les revenus
particuliers de 1x Province, dans lesquels les terres publiques figurent
pour a plus forte partie, on est arrivé À un exc édant de 3,000,000 90 de piastres pour l’année financière 1880-81. :
Avec ce revenu le gouvernement de la Province solde sa liste civile, pourvoit aux dépenses de ses deux Chambres, à celle de l'administration de la justice, fait exécuter ses travaux publics, subventionne les compagnies de chemins de fer, pourvoit aux dépenses de l'instruction publique, vient en aide aux inetitutions de charité et aux sociétés d'a ericulture et emploie la balance, qui est considérable, à accélérer le dé: frichement du riche domaine forestier que nous possédons,