VALLÉE DU ST. MAURICE
Le territoire arrosé par le St. Maurice et ses tributaires couvre une surface de 24,140 milles carrés. La partie inférieure de cette région. qui comprend la ville des Trois-Rivières et les célèbres forges de St. Maurice, comptait lors du dernier recensement une population de 73,- 247 ae en grande partie établis dans les seigneuries qui longent le St. Laurent.
Plusieurs cantons situés à l’intérieur ont été livrés à la colonisation depuis quelques années, grâce aux grandes routes que le gouvernement y à fait ouvrir, eb di belles paroisses ont surgi de distance en distance. Le sol de.cette région est en général montagneux et peu propre à la culture sur les hauteurs, mais les nombreuses rivières qui k sillonnent en tous sens offrent des vallées d’une grande fertilité. Ici encore, le commere de boïs, et l'exploitation des inépuisables mines de fer qui avoisinent le St. Maurice, fournissent aux colons pauvres les moyens de pourvoir à leur subsistance pendant les premières années de leur établissement.
La navigation du St. Maurice est interrompue par des chutes assez considérables, sur un espace de quarante milles à partir de son embouchure : de là, jusqu'à une distance de soixante-et-dix milles en remontant vers le nord, les plus lourds bateaux peuvent naviguer à l'aise.
Depuis quelques années, un chemin de fer relie la ville des Trois- Rivières à la partie navigable du 6. Maurice, et un bateau à vapeur remonte cette rivière jusqu'à la Tuque, éloignée de cent vingt milles de cette dernière ville.
I] y à actuellement dans les cantons de St. Maurice 441,200 acres de terres disponibles, arpentées en lots de ferme et de facile accès, au prix de trente centins l'acre.
La rivière Mantawa, un des tributaires du haut St. Maurice, qui à
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sa source sur le môm: plateau qua les affluents de l'Ottavra, arrose sur un parcours d'environ vingt-cinq lieues une zône considérable de terres fertiles au-delà des Laurentides. Des explorations récentes faites dans cette vallée établissent à n'en point douter l'importance de ce nouveau champ de colonisation. C’est Ià que va se déverser avant peu le trop plein des coméés avoisinant Mont éal du côté nord, tels que Terrebonne, l’Assomption, Montcalm, Joliette et Berthier.
eux grandes routes parallèles, la première partant de la ville de Joliett: et la seconde-de Terrebonne, à douze lieues l'une de l'autre, sont déjà ébauchées jusqu'à la Mantawa, et deux paroisses sont en voie de formation du côté de l’est. A l’ouest, le ehemin de fer relie l'extrémité nord des établissements de Terrebonne avec la métropole commerciale du pays aussi bien qu'avee Ottawa, la capitale. fédérale. pour de là se diriger vers le chemin du Pacifique dont il sera une des principales branches.