ECOLES SPECIALES
Comme écoles spéciales, en outre des écoles polytechniques placées respectivement sous la direction immédiate des universités Laval et McGill à Montréal, on compte : les écoles des arts et métiers, les écoles d'agriculture, les écoles de médecine vétérinaire, une école de navigation, les instituts des sourds-muets, des sourdes-muettes et des aveugles, etc., et plusieurs institutions d'éducation pour les deux sexes sous le contrôle de différentes sectes protestantes.
Les écoles normales, établies en 1856, sont au nombre de trois ; l'école normale Laval, à Québec, les écoles normales Jacques-Cartier et McGill, à Montréal. Les deux premières sont catholiques et françaises, et la troisième, anglaise et protestante, sans distinction de sectes.
Ces institutions reçoivent collectivement du gouvernement une subvention de 48,000 dollars, partagée également entre elles.
Les écoles des arts et métiers, établies dans les principaux centres de la province de Québec, sont au nombre de neuf. Pendant l'année
1902-03 elles comptaient collectivement 33 professeurs et 1,167 élèves. Elles reçoivent une subvention de 15,000 dollars.
I^es écoles d'agriculture sont au nombre de trois : une à Oka, dans la région de Montréal ; une autre à Compton, dans l'est de la province de Québec, et une troisième, à Sainte- Anne-de-la-Pocatière.
Il y a en outre, une école dite ménagère, pour les filles, sous la direction des Ursulines, à Roberval.
Montréal compte trois établissements destinés à l'éducation des sourds-muets. Les catholiques ont un de ces instituts pour les garçons et un autre pour les filles, et les protestants n'en ont qu'un seul pour les deux sexes.
lycs écoles spéciales protestantes indépendantes sont :
1° Le High Shoool pour les garçons, de Lennoxville.
2^ L'école de Stanstead, connue sous le nom de Wesleyan Collège.
3° Les collèges de jeunes filles de Compton et de Dunham, qui, l'un et l'autre, sont sous le contrôle de l'église anglicane.