‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 166 sur 205 · C^' de Carné, t. II, p · texte numérisé non relu

C^' de Carné, t. II, p

fend très vivement auprès des ministres les intérêts de la ville et les privilèges de son échevinage , et leur fait souvent obtenir gain de cause. 11 finit par obtenir le rappel d'un officier général, dont les abus de pouvoir étaient intolérables'. Le gouverneur était surtout utile lorsqu'il suivait dans les ministères les affaires que lui signalait l'intendant, dont il devenait l'auxiliaire, le correspondant et l'appui. « Le maréchal de Mailly, dit l'intendant de Koussillon, a porté la complaisance pour moi et le zèle pour le bien de la province jusqu'à devenir pour ainsi dire son agent à la cour; il a vu les ministres avec assiduité, il a suivi dans leurs bureaux l'expédition des grâces obtenues. Enfin, il nous a évité par ses sollicitations le besoin d'aller nous-mêmes présenter les demandes de notre généralité au ministère...'^ » Tous les gouverneurs n'avaient pas le zèle et la sollicitude du maréchal de Mailly; mais ils mettaient le plus souvent leur crédit au service de leur province. Us la représentaient auprès du roi et des ministres, sans avoir un mandat spécial des habitants, mais par le seul fait de leur charge ; ils présentaient au souverain les députations des états et des parlements^; ils appuyaient les demandes des

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