ACTE PREMIER
GEORGES
Un peu de madère?
LE COMTE
Volontiers !
MAURICE, au comte.
Je suis très occupé... Vous désirez me parler?
LE COMTE, son verre à la main.
Au point que j'étais allé te chercher au tribunal !
MAURICE, DioiUrant la porte du cabinet.
Venez par ici... (a Aniisson.) Une minute, et je suis à vous.
LE COMTE, même jeu.
Tu sortais avec monsieur Ardisson? ^a Ardisson.) Vous en avez pour longtemps ?
ARDISSON
Pour une demi-heure au plus.
LE COMTE
Eh bien... les affaires avant tout! Moi aussi, j'ai besoin de parler à mon fils, mais je vous cède mon tour, (ii bùit. A Maurice.) Tu reviendras?
MAUR ICE, stupéfait.
Ici?
LE COMTE
Je demande pardon à monsieur et à madame de donner rendez-vous à mon fils chez eux, mais j'ai à leur parler à eux-mêmes... à leur parler d'abord...
GEORGES
C'est que... je plaide, ce malin... (Regardant sa montre.) dans quelques minutes.
LE COMTE, arec aisnnce.
Eh bien, je m'adresserai à madame... (a Georges, en souriant..) si vous le permettez, (a Maurice.) Prends ton temps; je vais t'attendre, en causant avec madame.
MAURICE, à Ardisson.
Veuillez m'excuser... vous voyez que je ne peux aller avec vous.
LE COMTE, à son fils.
C'est ridicule... On dirait que ça te contrarie de me laisser seul ici. Je suis sûr que monsieur Martin n'y voit aucun inconvénient...
GEORGES, poliment.
Mais comment donc.. (Bas, à sa femme.) Que veux-tu? (a Maurice.) C'est entendu, ton père t'attendra ici.
MAURICE, bas, à sjn père.
Il ne s'agit pas,., d'argent, au moins?
LE COMTE, hautain.
Pour qui me prenez- vous, monsieur?
ARDISSON, saluant.
Madame... Monsieur le comte...
LE COMTE, snluant de la main.
Soyez sage, hein?... Et gardez-moi votre précieuse bienveillance.
Maurice salue Berllie, touche la main à Georges, et sort avec Ardisson.