ACTE DEUXIÈME
ARDISSON, à Berthe.
Faites voir au moins. (Be.the luI présente la boile ouverte. Il a un
pnii sifflement). Magnifique!
GEORGES
Les moulins, mon garçon ! Tu as été un homme de génie dans toute cette affaire... Mais, dis vite ce que tu veux.
ARDISSON
Devine !
GEORGES
Ail bien, oui, deviner... je vais aller faire une grande promenade avec ma femme.
ARDISSON, à Berlhe.
Tous mes regrets, madame... Mais... vous éles de retour.
GEORGES
Tu plaisantes !
ARDISSON
Nullement. J'ai besoin de toi, mon cher. Quand? Tout de suite... (Très grave). Une affaire d'honneur !
BERTHE
Un duel !
ARDISSON, affectant un grand sang-froid.
Un duel... Deux officiers se sont présentés chez moi de la part du lieutenant Jandet.
GEORGES
Celui du cotillon ?
ARDISSON
Précisément.
Ah mon Dieul
ARDISSON, à Berthe, même jeu.
Oh ! pas d'émotion ! Il n'y a vraiment pas de quoi...
GEORGES
C'est égal! tu nous arrives tranquille comme Baptiste... le sourire aux lèvres, tu causes de toute espèce de choses...
ARDISSON
Devais-je arriver avec une mine d'enterrement. Après nous la fin du monde. Voilà-t-il pas une affaire !... Enfin, j'ai besoin de toi... Je voudrais prier aussi l'ami Maurice... Car il faut que vous soyez deux, n'est-ce pas ! pour la correction ?
Certainement... Je vais envoyer chez lui. (n sonne.)
BERTHE, à Ardisson.
Je vous en prie... pas de malheur !
ARDISSON
Que les femmes ont le cœur faible !... (Mettant la main sur sa poitrine.) Voycz, le mien ne bat pas plus vite...
GEORGES
En effet, je t'admire, (n sonne de nouveau.)
ARDISSON, modeste.
Cela t'étonne?
GEORGES
Pas précisément. Et pourtant... Ça agite toujours, ces histoires-là*