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participation du système nerveux central aux ma-
nifestations de la vie psychique, supériorité de Fhomme sur l’animal, diversité intellectuelle et morale des êtres humains? N’en reviendrait-il done pas, ici encore, à subordonner, malgré l'apparence, Panatomie à la physiologie ?
Peut-être sommes-nous en droit de convertir notre soupçon en certitude, en voyant Gall reprendre ailleurs cette même argumentation, la simplifier et la présenter d’une manière qui ne laisse plus de place au doute. Quelques ‘pages plus loin, en effet, après avoir énoncé les erreurs de ses devanciers sur les fonctions du cerveau, il conclut : « Plusieurs idées que l’on se faisait de sa nature ne permettaient pas de lui attribuer les opérations de l'esprit. Quelle connexion pourrait-il exister entre une substance spongieuse ou une masse de viscères impurs, et les facultés spirituelles? » (I, 11).
Il se pourrait donc que la reconnaissance de la nécessité où est la physiologie de ne pas contredire l'anatomie eût été pour Gall une pure clause de style. En fait, ce que nous savons positivement de la physiologie d’un viscère ne saurait être dé-
menti par les constatations anatomiques, car l’organe ne peut pas ne pas être adapté à sa fonction, et le devoir de l’anatomiste est donc d'en analyser la structure jusqu’à ce qu’il se trouve en état d’en comprendre le rôle. Du cerveau nous savons positivement qu'il est le siège des facultés mentales: il lui faut donc être organisé à cet effet. On peut connaître les fonctions des sens extérieurs sans rien savoir de la structure de leurs appareils. De même, l’exacütude et la vérité de la physiologie du cerveau, telle que Gall l’a concue, sont indépendantes des lois d'organisation du système nerveux et du cerveau qu'il a été amené à proposer’. A plus forte raison le sont-elles de tout autre conception morphologique, car on peut être assuré que l’anatomie du cerveau ne.sera pas ou aboutira à les confirmer.
Ainsi, quelque convaincu que soit Gall que, dans la réalité, anatomie et physiologie ne font qu’un, dans l’ordre de la recherche, malgré quelques restrictions de peu de portée, il ne consent pas à admettre que le fait anatomique et le fait physio-