Le Système Nerveux Central, pp
BLonvez. — Psycho-physiologie. 14
sans doute, ajoutait-il, au système phrénologique de Gall, et même à un système phrénologique quelconque, car nous ignorons encore si chaque circonvolution, considérée isolément, remplit des fonctions différentes de celles des circonvolutions voisines. Nous ne pouvons faire à cet égard que des supposilions, mais nous savons du moins que toutes les parties du cerveau proprement dit n’ont pas les mêmes attributions, que l’ensemble des circonvolutions ne constitue pas un seul organe, mais plusieurs organes ou plusieurs groupes d’orœanes, et qu'il y a dans le cerveau de grandes régions correspondant aux grandes régions de l'esprit * ».
Or, que dit ici Broca, sinon qu’il admet le principe fondamental, l'idée directrice essentielle de la physiologie du cerveau de Gall? On a fait de même après lui, et la manière dont, en général, nous nous représentons les phénomènes psychiques, quand nous croyons les penser anatomiquement et physiologiquement, est bien celle que Gall avait instituée. Entre les représentations anatomo-physio-
4. Bulletins de la Sociélé d'Anthropologie de Paris, t. I, 1861, p. 203.
logiques de la vie mentale que nous rencontrons . dans les auteurs contemporains, et celle que Gall a : | proposée, il y a sans doute des différences de détail, mais le plan et les lignes générales en sont restés identiques. De part et d’autre, l'évidence phy- . siologique, ou ce que l’on s'entend à considérer comme tel, prend une telle importance qu’elle tient lieu de données anatomiques. Ainsi, Gall procède parfois à des localisations sans tenir compte des révélations de sa craniologie. Ainsi, de nos jours, on nous proposé, comme une explication satisfaisante, des centres et des faisceaux d’association, dont il ne reste à déterminer que la place et le ‘ trajet, c’est-à-dire précisément les titres à l’exis- | tence anatomique.
Le mathématicien qu'était demeuré Comte a, sur cette représentation anatomo-physiologique de la vie mentale, des vues bien curieuses. Les considérations anatomiques ne sont pour lui, selon le mot de M. Lévy-Bruhl‘, qu’ « une sorte de réduplication et de transcription des considérations physiologiques ». Les localisations lui paraissent avoir, à l'égard