CHAPITRE VllI
Origine des sentiments sociaux. — Les sociétés animales; sociétés de nutrition. Individu et société. Sociétés domestiques : L'instinct social n'a sa source ni dans l'amour sexuel ni dans l'amour maternel. — Sociétés grégaires. — Attraction du semblable pour le semblable, origine des tendances sociales. Réunions accidentelles et instables; à durée variable et volontaires. Les tendances sociales naissent des conditions d'existence. La vie sociale ne sort pas de la vie domestique. — Les sociétés supérieures chez les animaux ; elles excluent la famille. — Sociétés humaines. Deux théories contraires sur leur origine : la famille, la horde. — Evolution de la famille. Evolution de la vie sociale. La famille et le clan ne sont pas des institutions similaires. — Le sentiment moral. Deux thèses sur son origine : intellectualiste, aiïective. Elles répondent à deux moments de son développement. Son innéité et sa nécessité sont de l'ordre moteur, non de l'ordre intellectuel. — Genèse du sentiment de la bienveillance. Analyse psychologique de ses éléments générateurs. Faits à l'appui. Les inventeurs en morale. — Genèse du sentiment de la justice. Les phases de son développement. Conclusion : complexité du sentiment moral. — Pathologie. Elimination des questions d'anthropologie criminelle. L'insensibilité morale ,