‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 29 sur 61 · III. — SIGNES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

III. — SIGNES PHYSIQUES

IL est facile à l'examen du corps et de la musculature générale de juger du degré d’amaigrissement et d’affaiblissement. À la palpation de l'abdomen on sent le relächement, la flaccidité des grands droits; mais on cherchera vainement au creux épigastrique vers la zone douloureuse la présence d’une tumeur cylindrique, arrondie, mobile à droite et à gauche de la ligne médiane caractéristique de la lésion pylorique. |

Certaines personnes obèses conservent toutefoisun paquet adipeuxabdominal suffisant pour masquer à la palpation même profonde une tumeur pylorique. | De même la recherche du point douloureux n’est pas toujours chose aisée; il faut compter avec l'élément psychique qui augmente l’acuité de la souffrance dans de notables proportions. Le siège n’est pas fixe; c’est plutôt comme dans le cas précédent une zone sensible tantôt médiane, tantôt paramédiane, mais à tendance irradiante vers le côté gauche; même quand la pyloroptose est accentuée, il n'est pas rare de trouver le point douloureux persistant au creux épigastrique ; en revanche, nous l'avons déterminé dans deux cas nettement au-dessous de l’ombilic.

La «douleur-signal » permettra de nouveau de différencier

le type dôuleur, sauf dans les cas où l’abaissement de la

cavité gastrique est irréductible. ; La percussion révèle un certain degré de dilatation gas-

trique, et le clapotage sera étendu à limite inférieure basse,

le bruit de flot nettement perceptible, également d'une

. dilatation consécutive à la sténose pylorique.

Signalons qu'aux cas où celle-ci serait accentuée on

pourra, mais difficilement, apercevoir des ondes péristaltiques quise présentent tantôt avec le type décrit par Bouveret sous le nom de « tension intermittente de l’épigastre », tantôt sous la forme d’ondulations qui se dessinent sur la paroi de l'abdomen, rappelant les « tormina ventriculi nervosa » de Küssmaul. : | = Mathieu a observé un certain nombre de faits de ce genre en dehors de la sténose cancéreuse. PERS «Pour ma part, dit-il, j’ai observé une série de faits très nets dans lesquel il existait tout au moins des ondulations

péristaltiques légères de l'estomac et qui cependant ont

guéri sans intervention chirurgicale. » e Il est donc manifeste que les ptoses marquées de l’estomac et du pylore puissent donner lieu à toute une série de symptômes rappelant la sténose valvulaire organique; mais, dans le cas qui nous occupe, c’est. une sténose pylorique sans, lésions — et les rayons X résoudront ce problème délicat, te he =

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