‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 9 sur 61 · RS A D UD · texte numérisé non relu

RS A D UD

: = ie “> Oho: u See G JP Atonique Fic. 2. : un

Les différentes formes et les différents modes de réplétion de l'estomac dans leurs rapports avcc les degrés de la tonicité musculaire.

{D'après Schlesinger et Béclère.)

ous de ki D) Contractions. — L'étude des contractions de l’estomac __ a surtout porté sur la grande courbure ; le problème radiologique est à peu près résolu et l’on connaît maintenant tous les degrés des contractions que HP la cinémato- radiographie. ’ Les ondes péristaltiques méritent bien leur nom : ce sont des dépressions assez larges qui se produisent de haut en bas; cheminant tout au long de la grande courbure. Arrivées au niveau de l’antre pylorique, ces, dépressions sont plus fortes, plus angulaires etse ot d’autres sillons nés

au niveau de la petite courbure, formant dans certains

cas l’image d’une boule véritable ayant tendance à se séparer du reste de la cavité gastrique. On conçoit donc les formes normales de la contraction : d’abord tout le long de

la grande courbure des ondulations larges, progressives;:

puis au niveau de la région prépylorique, ce que Groedel

appelle des « mouvements d'expression » provoquant des.

scissures dans la masse bismuthée.

E) Mobilité. — L'on sait que l’éstomac suit les mouvements de l’ampliation inspiratoire et d’expiration; -et ceux provoqués par la rétraction de la sangle musculaire abdominale (manœuvre de Chilaïditi) et que la palpation transabdominale permet à la cavité gastrique de changer de forme et de situation. Il est très facile de le déplacer en haut, à droite,

à gauche, mais très difficile de mobiliser les deux points de -

fixité : le cardia, le pylore; de même qu'il est presque impossible de remuer la petite courbure. ce

- F) Mode d'évacuation. — Lorsque la forme et la position de l'estomac sont normales, le mode d'évacuation doit l'être

également sauf s’il y a des lésions organiques. Il faut donc

tenir un compte rigoureux de tous ces facteurs et de leurs rôles successifs ou associés. Dès l’arrivée desaliments dans l'estomac, par la vitesse acquise, la première portion passe dans le pylore qui était ouvert. Puis la valvule se ferme, tandis que le reste du bismuth pénètre dans la cavité gas- Ériquere- =. ;

Le chyme quia traverséle pylore séjourne quelques secondes dans la première portion du duodénum ets’écoule dans l'intestin.

Puis surviennent une série de contractions péristalti-

ques décrites précédemment : le pylore s'ouvre à peu près après chaque série d’ondulations, pendant que par saccades s'écoule le chyme dans le duodénum.

G) En position couchée. — Leven et Barret ont constaté

que la situation de l'estomac différait assez peu, en position

couchée, de celle connue en position debout: il faut admettre.

cependant que le relèvement est d'habitude de quelques centimètres (2 à 3 centimètres). Le bord droit de l'estomac se recourbe souvent au niveau de la première lombaire (au lieu de la deuxième) et le croisement’ du bord gauche avec la colonne vertébrale au niveau de la troisième (au lieu de la

quatrième). -Desternes a vu des modifications plus considé- :

rables en présence d’estomacs normaux hypér- ou orthotoniques. #3) à

EL

dd nd dd ob aile :

«dl È æ

A ee RUN MT

Ê ee ra

La forme varie également en position . couchée:

L’estomac continue à s ‘adapter à son contenu malgré l’effet de la pesanteur. « L’estomac prend une direction plus oblique, le pylore se reporte vers la droite, la poche à air demeure assez souvent partiellement VA ble la masse bis- muthée paraît fragmentée, les bords de l'estomac plus ou moins irrégulièrement plissés : ceci dans le décubitus abdominal. » Dans le décubitus dorsal, la partie gazeuze dispa-

\raît complètement, la grande courbure prend la forme d’une

boule arrondie complètement opaque. En effet, d'après les lois mêmes de la pesanteur, la grande courbure devient dans

la position horizontale la zone la plus déclive. La- partie”

— moyenne de lPestomac apparait élargie, étalée, plus ou moins

ment dans leurs formes. — Desternes. ‘

globuleuse Le bas-fond, l’antre et le pylore donnent des

images très différentes suivant l’état de relâchement ou la 7

contraction du muscle gastrique. Lorsque l’estomac, est normal ils peuvent étre relevés sans être altérés sensible-

Les contractions de la grande courbure en position c couchée peuvent apparaître. Cerné et Delaforge cependant déclarent n’en avoir jamais vu. Desternes et nous-mêmes avons eu l’occasion de voir que la grande courbure dans

sa portion supérieure globuleuse se contracte en € masse »,

non par ondes ta des

Enfin le mode d'évacuation en position. un est, du

fait de la parfaite horizontalité de la zone antre—pylore— duodénum, plus rapide qu’en station verticale. Nous verrons quelle importance a cette notion en ce qui concerne les ptoses de l’estomac-et du duodénum. . \

Fil

Formes cliniques et radiologiques :

A F suite d’ de personnelles; Aubourg, ainsi que __ nous l'avons dit précédemment, concluait en 1911 qu'il existe un nombre insoupconné d’estomacs abaissés jusqu’à la fosse iliaque interné chez des sujets ne présentant aucun trouble digestif. Cette conclusion parait justifiée; puis, comme nous l'avons nous-mêmes remarqué : : à des déplacements verticaux de la cavité gastrique assez marqués

. reconnus à l'écran, ne correspondent pas toujours des symp-

. tômes douloureux accentués. Toutefois il nous semble prématuré, en présence de cas de ce genre, d'affirmer l'absence complète de manifestations pathologiques parce qu'indéchiffrables par les procédés objectifs ; en outre est-on en droit de nier que ce déplacement provoqué tantôt par. l’affaisse- 4° -ment de l'organe, tantôt par la laxité ligamentaire, ou par la distension, ou par l'allongement de la grande courbure produise les vagues phénomènes subjectifs que le malade S néon

- Quoi qu’il en soit, puisque nous associons aux symptômes | révélés. par l’examen clinique ceux décelés par l'écran fluoroscopique nous n’envisagerons pas ces formes purement « radiologiques » d'Aubourg.

Malgré la considérable diversité des images schématiques et des troubles fonctionnels dyspeptiques, nous avons con- ‘staté, après plusieurs centaines d'examens, qu’à certaines formes cliniques correspondaient des figures noPiqnes

Ne

+ À s ] : : ; : à ‘ à parfaitement adéquates ce qui nous a permis de classer

sous quatre rubriques spéciales (dont les deux premières

les plus importantes) Les for mes cinique et radiologiques d

de la gastroptose. è

1° Ptose à forme gastralgique ;- 2° » à forme pylorique;

3 » à forme erveuse ;

‘4. » à forme Entéritiqle.

Page 1