QUELQUES RENSEIGNEMENTS DE STATISTIQUES
— En France, la désignation officielle de l’industrie publicitaire remonte à 35 ans de date. La première statistique générale qui relate spécifiquement cette industrie dans sa nomenclature a trait au recensement général de 1896. Elle nous apprend qu'il y avait à cette époque 146 Agences s’occupant exclusivement de publicité, dont une occupait plus de 200 employés, une plus de 100, 2 plus de 50, :5 plus de 20, 30 plus de 10, et le reste, soit 87 agences, occupaient de 6 à 2 employés chacune. Cinq ans après dans le recensement général de 1901 le nombre de 146 agences augmentait de 54 unités et passait donc à 190, parmi elles seules les agences occupant plus de 20 employés passaient de 6 à 10. En 1906, on relève au contraire une diminution totale de 10 unités qui ramène le nombre d'agences à 180 et sans grand changement dans la répartition concernant le personnel de chacune d'elles. Les derniers recensements font ressortir des gains assez importants. Dans celui de 1921 on compte 340 agences dont toujours une seule occupant plus de 200 employés, 3 plus de 50, 7 plus de 30, 40
plus de 10, et le reste occupant de 6 à 2 employés ; on relève également 250 agents isolés, soit un total de 2.746 personnes classées dans le groupe professionnel de la publicité. En 1926 la situation était la suivante : 557 agences dont : 1 occupant de 201 à 500 emlpoyés, 1 en occupant de 101 à 200, 9 en occupant de 51 à 100, et 546 en occupant de 50 à 1 ; soit au total 5.404 personnes occupées exclusivement dans la fonction d'agents ou d'employés dans la publicité.
Mais les agents de publicité ne sont pas les seules personnes qui appartiennent à l'industrie publicitaire. L'agent de publicité n’est que l'intermédiaire entre l’acheteur et le vendeur des moyens de publicité. Les journaux, par exemple, comprennent deux services distincts : la rédaction et la publicité ; étant donné l'importance des revenus qu'un journal retire de l'exploitation de la publicité, lorsque l’on parle du personnel ouvriers et employés de bureaux occupés par la presse, il faut surtout voir là du personnel vivant de l’activité publicitaire. Il semble donc logique de le comprendre dans le groupe professionnel de la publicité. Exception faite des rédacteurs de journaux, qui ne peuvent pas être compris parmi les employés de bureaux, la statistique générale indique :
Qu'en 1856, il y avait 2.276 employés et ouvriers dans 202 entreprises de journaux et revues. Le nombre passe à 8.195 personnes en 1896 ; à 10.586 en 1901 ; à 12.502 en 1906 ; à 11.472 en 1921 ; à 13.843 en 1926.
Nous ne pouvons pas encore nous contenter de ces deux catégories professionnelles d'agences et d’entreprises de journaux. Il faut nécessairement comprendre le nombreux personnel employé par les imprimeries qui se sont considérablement multipliées depuis une vingtaine d’an-