‹ La puce à l'oreille, comédie-vaudeville en un acteChapitre 10 sur 29 · SCÈNE SEPTIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIEME

RÀTABOUR.

Ahl

BÀCULARD.

Quoi donc?

RATABOUR.

Baculardl... regarde... lis...

BACULARD, lisant des mots écrits sur la bûche.

Une devise amoureuse I . . .

RATABOUR.

Lis I...

BACULARD

« Clarisse et Arthur pour la vie, 4863. » Eh bien?

Mon ami, Clarisse, c'est le nom de ma femme ; Arthur, c'est celui du cousin I

BACULARD

Eh bien?...

RATABOUR.

Ce bois a été coupé dans la propriété du père Camusot, qui est le parrain de ma femme;. dans cette propriété, elle a été élevée ! comprends-tu ? .

BACULARD

Grand Dieu!... la lumière se fait! •

RATABOUR.

Ah ! Baculard, soutiens-moi !

BACULARD, lo soutenant.

Voyons, mon ami,... Ratabour, sois homme!... et d'abord, es-tu bien sûr que ce soit l'écriture de ta femme ?

RATABOUR.

Il me semble que oui... Cette bûche révélatrice doit avoir

des camarades, (il saute sur les autres bûches, cherche parmi elles et en prend une.) Ahl...

BACULARD

Quoi encore?

RATABOUR, tenant une deuxième bûche.

Un cœur enflammé!... percé d'une flèche!... avec des initiales, C. A. Plus de doute ! elle me trompait!

BACULARD, parlant très-rite.

Tout s'explique. Le cousin est pauvre sans doute; elle t'a épousé par intérêt... tu es sanguin, tu as le cou court... S3 promettant de revoir l'autre, et, plus tard, le misérable compte épouser ta veuve!...

RATABOUR.

Ma veuve!... mais c'est abominable!

BACULARD

C'est révoltant!

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