SCÈNE DIX-SEPTIÈME Î
CLARISSE
Mon cousin ?
Moi ! je suis le cousin de madame ?
CLARISSE
Mais vous êtes fou ! Mon cousin est à la Havane depuis deux ans, dans la canne à sucre.
RATABOUR, raTi.
 la Havane ?
CLARISSE
Tenez, je suis furieuse I... et si je ne me retenais...
RATABOUR.
A la Havane!... Oui, griffe-moi, ma Nini... bats*moii pincemoi I . . . mais pardonne-moi ! . . .
Bacnlard parait an fond, il est tout épanoni.
FRIDOLIN, f apercevant.
Encore Je singe !
BACULARD, en descendant an milien.
Dans mes brasl... Vous êtes donc son cousin ?
FRIDOLIN
A qui ?
BACULARD
A Sonson.
RATABOUR et CLARISSE.
Son cousin ?
FRIDOLIN, à part.
Ah çà I je suis donc le cousin à tout le monde?
BACULARD
Pourquoi ne me le disiez-vous pas ?
FRIDOLIN
Ma foi ! franchement, ça ne m'est pas venu dans le moment.
BACULARD
Elle m'a tout expliqué. Elle pensait que nous nous rencontrerions, et elle voulait savoir si j'étais jaloux. Cette chère petite, j'ai fait couler ses larmes!...
FRIDOLIN, à part.
Ah bien 1 elle est dans les grands prix, celle-là '
BACULARD, tirant an perroquet de sa poche.
D'autant plus que j'ai tortillé le perroquet...
FRIDOUN.
Oh! pauvre bote 1
BAGULARD.
Hein?
FRIDOLIN
Pas vous... Gogo... Ah! à propos, je vais vous rendre vos nord de l'Espagne.
RATABOUR.
Tiens !... j'y pense I... et mes Saragosse?
FRIDOLIN
Voilà, voilà!
RATABOUR.
Ah! mon ami Baculard, si tu savais!... ma femme est innocente. . .
BAGULARD.
Bah!
RATABOUR.
Elle détestait l'homme aux devises!... Et puis la baignoire... les cœurs enflammés, les bûches, tout est expliqué.
BAGULARD.
Allons, tant mieux, (a part.) Ce pauvre Ratabour, est-il niais! (a part) C'est comme... Sonson... (Montrant Fridoiin.) elle Ta aimé un peu à quinze ans... amour d'enfance!... maintenant, elle ne peut plus le souffrir.
RATABOUR.
Vraiment?
BAGULARD.
Ma parole d'honneur.
RATABOUR.
Ce pauvre Baculard ! est-il bête!... Enfin, il en faut comme ça.