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V. i83. Galigaï, ma chère marccliale

Léonore Galigaï, (ille de grande qualité, attachée à la reine Marie de Médicis, et sa dame d'honneur, épouse de Concino Concini, Florentin, marquis d'Ancre, maréchal de France, fut non seulement décapitée à la Grève, en 1617, comme il

I * Victime de l'envie de ses confrères, peut-être un peu aussi de sa bienveillance envers les protestans, et très certainement sacrifié par le fanatisme du temps et la servilité homicide d'une commission extraordinaire, le malheureux Grandicr fut poursuivi par le conseiller d'état Laubardemont et par le cardinal de Richelieu. Il fut appliqué à la plus rude question; et, le 18 auguste i634, la commission, qui l'assassina juridiquement, le déclara « atteint et convaincu du crime de magie, maléfice et possession , anûvcs par son fait es personnes d'aucunes religieuses nrsulines et antres séculières,» et le condamna «à faire amende honorable , nu-tète, et son corps brûlé vif avec les pactes et caractères magiques restés au greffe.... »

Cette possession prétendue des nrsulines de Londun, qui était le prétexte de la persécution du curé Grandier, fut long -temps après son supplice l'objet des deux ouvrages suivaus : 1° V Histoire des diables de Loudun , par un protestant x\o\amè, Aubin ,- Amsterdam, 17 16, i vol. in-ia. 2° Examen, et discussion critique de l'Histoire des diables de Loudun , de la possession des religieuses ursulines , et de la condamnation d' Urbain Grandier , par de La Ménardaie; Paris, 1747- Le premier de ces écrits juge sainement la matière, et prouve que la possession des nonnes de Loudun ne fut qu'une jonglerie ridicule dont le résultat fut atroce. On ferait une bibliothèque des Uvres qui furent publiés sur cette affaire, surtout à l'époque du procès. Les capucins, les carmes fesaient rage, et desserraient volumes sur volumes, possédés qu'ils étaient de je ne sais quel démon, et bien plus véritablement sans doute que le curé et ses ursuhnes.

C'est à peu près l'histoire de Louis Jaufred ( pins connu sous le nom de Gaufridi), curé aussi et homme galant sans doute, qui avait été brûlé à Aix en 161 r, comme ayant ensorcelé les ursuhnes de Marseille. Ce siècle au surplus est celui de ces farces sacrilèges. Peu de mois avant le supplice de Grandier, on avait, le 8 avril i634, brûlé à Paris comme sorciers Adrien Bouchard et Gargan. (L. D. B.)

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est dit dans X'Jhrc'gé chronologique de l'histoire de France, mais fut brûlée comme sorcière, et ses biens furent donnés à SCS ennemis. Il n'y eut que cinq conseillers qui, indignés d'une horreur si absurde, ne voulurent pas assister au jugement '.

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