V. 145. Certain frocard, moitié blanc, moitié noir
* Le frocard est celui qui porte le froc : ce mot se prend en mauvaise part, probablement parce que les capucins ne sont pas les seuls indignes de se couvrir de cette robe dont la vertu est connue et même célèbre. Le frocard est donc un mauvais moine disposé sans doute à jeter le froc aux orties, ou bien à abuser de ce vêtement, révéré des dé\'ots, pour s'insinuer et se maintenir dans les bonnes maisons où il y a soit de l'argent, soit du plaisir à prendre. C'est ce qui a fait dire dès le quinzième siècle à ManzoUi, poète plus connu sous le nom de Palingène :
« Sed tua prsecipue non intret limina quisquam « Frater, vel monachus, vel quavis lege sacerdos. « Hos fuge : pestis enim nulia hac immanior. Hi sunt « Fa;x hominum, fons stultitise, sentina malorum. « Agnorum sub pelle lupi , mercede colentes « Non pietate Deum, falsa sub imagine recti « Decipiunt stolidos, ac relligionis in umbra " Mille actus vetitos et mille piacula condunt.
?fous avons dit que le mot frocard s'emploie en mauvaise part. C'est en effet dans ce sens que s'en servait l'abbé de Rancé
Qui depuis... mais alors il était libertin ;
lorsqu'il répondit avec indignation à quelqu'un qui le près-
sait de mettre en rèL,'lc tino des grasses aLba}X's dont il était abbé comnicndataire : '< Mui, nie l'aire frocard ! «^ Il faut convenir qu'il y avait loin de cette saillie méprisante à la réforme meurtrière et misanlhropique du couvent de La Trappe ; mais alors l'abbé de Rancé était l'amant favorisé de la belle comtesse de Montbazon.
y. 149. Se dit tout bas : Cet homme est jacobin.
Les cordeliors ont été de tout temps ennemis des dominicains.