‹ La PucelleChapitre 140 sur 210 · V. 354. A peine encore ils ont vu son derrière · texte numérisé non relu

V. 354. A peine encore ils ont vu son derrière

Ce ramas est bien vil en effet. Ces gens -là, comme on sait, ont vomi des torrens de calomnies contre l'auteur,

• * De inôiuc que celles de Mltbra, d'jltys et du Christ, ces deux fèlcs étaient célébrées, la preràière au solstice d'hiver, natalis snlis ùivicti, et la seconde sous le signe du BéUer, agnus pascltuds , après trois jours de deuil. (L. D. B.)

qui ne leur avait fait aucun mal. Ils ont imprimé qu'il était un plagiaire, qu'il ne croyait pas en Dieu, que le bienfaiteur de la race de Corneille était l'ennemi de Corneille, qu'il était fils d'un paysan. Ils lui ont attribué les aventures les plus fausses. Ils ont redit vingt fois qu'il vendait ses ouvrages. Il est bien juste qu'à la fin il chasse cette canaille du sanctuaire de la Prénommée, où elle a voulu s'introduire, comme des voleurs se glissent de nuit dans une église pour y voler des calices. ( Voyez sur Sabatier, nommé ici Savatier par dérision, et sur tous ces autres messieurs, le texte et les notes du dix-huitième chant.)

V. 389. « Si la valeur d'un chevalier loyal « Ne te recout de ce brasier fatal. »

"^ Recout ou recoue, du vieux verbe rescorre, recoucr, qui signifie recouvrer, et par extension , délivrer. C'est dans ce sens qu'on lit dans le vieux Roman de Gérard de Nevers : '<■ Gérard, très désirant de tout son cœur rescourre la femme < au chevalier, print à chevauchier le galot après ceulx qui '< la dame eramenoyent. » On voit aussi dans le Roman de la Rose :

Sui-ge mis en la confrérie

Saint Ernoul , le seigneur des coux ,

Dont nus ne peut estre recous.

Qui famé ait

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