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V. 267. L'un tient un pot, et l'autre un goupillon

Le goupillon est un instrument garni en tous sens de soies de porc prises dans des fils d'archal passés à l'extrémité d'un manche de })ois on do métal. Il sert à distribuer l'eau bé-

• * Ecclésiastique , cliap. xr.v, v. 9. (L. D. B. )

44o NOTES

nite, etc. Cet instrument était usité dans l'antiquité; on s'en

servait pour arroser les initiés de l'eau lustrale '.

V. 281. Il va frappant, en moins d'un tour de main , De ces croquans la cohorte profane.

* Ce sobriquet fut d'abord donné dans le seizième siècle à des malheureux que les calamités du temps et la tyrannie des seigneurs avaient forcés de se révolter. Mé/.crai, dans son Abrégé de l'hiatoire de France, année iSq^, adoptant l'opinion de De Thou, livre cvii, s'exprime en ces termes: « Les paysans et communes des pays de la Haute - Guiennc « se soulevèrent et prirent les armes pour se défendre des « pillages de la noblesse et des cruelles vexations des rece- « vcurs des tailles. On leur donna le sobriquet de tard- « avisés; et les gentilshommes rejetèrent aussi sur eux celui " de croquans, dont ces paysans avaient voulu les charger, « parce qu'en effet ils croquaient et dévoraient les pauvres .« gens de la campagne. » Depuis, on a dit un croquant pour signifier un misérable, et c'est en ce sens que La Fontaine emploie ce mot : *

u La colombe l'eutend, paît, et tire de loiig. « Le souper du croquant avec elle s'envole. » (Liv. \i,fab. XII.)

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