‹ La PucelleChapitre 196 sur 210 · V. 182. C'est mon soutien , c'est mon cher La Beaumelle · texte numérisé non relu

V. 182. C'est mon soutien , c'est mon cher La Beaumelle

La Beaumelle, natif d'un village près de Castres, prédicant quelque temps à Genève; précepteur chez M. de Boisy, puis réfugié à Copenhague. Chassé de ce pays, il alla à Gotha , où l'on vola la toilette d'une dame et ses dentelles ; il s'enfut avec la femme de chambre qui avait commis ce vol , ce qui est connu de toute la cour de Gotha. Il a été mis au cachot deux fois à Paris, ensuite en a été banni : et ce malheureux a trouté enfin de la protection. C'est lui qui est l'auteur d'un mauvais petit ou\Tage intitulé Mes pensées, dans lequel il vomit les plus lâches injures contre presque tous les gens en place. C'est lui qui a falsifié les Lettres de madame de Maintenon , et les a fait imprimer avec les notes les plus scandaleuses et les plus calomnieuses. Il fit imprimer à Francfort, en quatre petits volumes, le Siècle de Louis XIV, qu'il falsifia et qu'il chargea de remarques , non seulement rebutantes par la plus crasse ignorance, mais punissables pour les calomnies atroces répandues contre la maison royale et contre les plus illustres maisons du royaume.

Tous ceux dont il est ici question ont écrit des volumes d'ordures contre celui qui daigne ici les faire connaître. Il y a des gens qui sont bien aises de voir insulter, calomnier, par des gredins, les hommes célèbres dans les arts. Ils leur disent : « Wy faites pas attention, laissez crier ces misérables, « afin que nous ayons le plaisir de voir des gueux vous jeter » de la boue. » Nous ne pensons pas ainsi ; nous croyons (ju il faut punir les gueux quand ils sont insolens et fripons , et surtout quand ils ennuient. Ces anecdotes très véritables se trouvent en vingt endroits, et doivent s'y trouver, comme des sentences affichées contre les malfaiteurs au coin de toutes les rues. Oportct cognosci malos.

"V. 266. Agnès en vain cherche ses engageantes...

*0n appelait ainsi des manches de dentelle qui tombaient au bout du bras. Jusqu'au règne de Charles VI le costume des dames avait été sévère et sans grâce. Sous ce prince la galanterie commençant à faire des progrès, gi'ace à Isabelle de Bavière et aux femmes dont elle est entourée , la gorge et les épaules furent mises à découvert. La cour de Charles VII introduisit l'usage des bracelets, des pcndans d'oreilles, des diamanset des colliers.

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