‹ La PucelleChapitre 209 sur 210 · V. 4G2. Criait encore : « Anglais ! elle est pucelle · texte numérisé non relu

V. 4G2. Criait encore : « Anglais ! elle est pucelle

* Puceau et pucelle sont des mots fort anciens dans notre langue. Ménage, qui ne doute de rien, les dérive des diminutifs/««/ce/to et pulcella .-petit garçon, petite fille; et fait la guerre à Nicot qui tire pucelle de puclla : c'est un grand procès qui n'est pas encore jugé, quoique assurément il mérite bien de l'être.

Les anciens ont eu de bien singulières idées sur la virginité des puccUes : dom Calmet , abbé de Scnones , rappelle avec raison que, « dans les Proverbes, Salomon reconnaît que les marques de la virginité sont très équivoques. » Il devait pourtant bien connaître ce qu'il appelle viarn viri in adolescentula. Au surplus chez les Juifs la virginité était une véritable indécence pour les filles nubiles qui pleuraient lorsqu'elles étaient obligées d'en supporter la honte , tandis que chez les modernes elle est en grande et juste vénération.

C'était jadis l'usage en France que le grand saint Foutin ,

Puisqu'il faut l'appeler par son nom ,

reçût sur son autel dans certaines églises la robe virginale des filles qui se mariaient. Ce bienheureux devait être pieusement fêté : c'est bien dommage, il faut en convenir, que, depuis qu'au milieu du xvi^ siècle les protestans firent rou-

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t^r les catholiques d'un culte qui rappelait celui de Lampsaque, les statues tout-à-fait naïves de cet édifiant personnct'^e aient été renversées à Versailles , à Alniénèches , à Embrun , à Poligni , et dans cent autres lieux.

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