V. 4o4- * Dont cet Anglais pollua le couvent
CHANT DOUZIEME
y. I. Ce fragment, trouvé dans les papiers de l'auteur, paraît être une variante du commencement de ce douzième chant. Il y manque quelques vers'.
Oui, j'ai juré de ne plus discourir.
De conter net , de bannir la harangue ; Mais quels sermens, hélas! puis-je tenir? Le tendre Amour est maître de ma langue; L'Amour m'inspire, il lui faut obéir.
Ce dieu charmant est venu me sourire, Lorsque ma main n'osait plus l'encenser; Quand je fuyais ses traits et son empire, Du haut du ciel il vint me caresser.
« Quoi! m'a-t-il dit, faul-il que la tristesse « File aujourd'hui la trame de tes jours? • Quand tu seras dans la froide vieillesse,
• * lien manquait deux; nons les avons restitués : ce sont les ao"" et 21'.
. Encor faudrait implorer mon secours :
« Mais dans l'été, c'est une ignominie
« Que de m'ôter l'empire de ton sort.
« Vivre sans mol c'est être déjà mort :
« Laisse-moi donc renouveler ta vie. »
A ce discours l'Amour ne s'est tenu.
II m'a donné la plus belle maîtresse,
Qui tout à coup, par un charme inconnu,
A dans mon cœur ramené l'alégresse.
De ses faveurs elle eni^TC mes sens ,
Son tendre amour devient l'eau de Jouvence,
Et dans ses hras j'ai trouvé mon printemps.
Je conclus donc, clier lecteur, quand j'y pense.
Qu'on peut aimer au delà de trente ans.
V. 58. Entre ce vers et le suivant, on lit dans un manuscrit :
* Cher à l'amour encor plus qu'à Cutendre.
V. 73. * Allait cherrbant les restes de sa proie Qu'on lui ravit lorsqu'il était en joie.