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pyramides du pôle supérieur. C’est cet uretère et ce bassinet qui apparaissent sur les radiographies. L'uretère malade reçoit le bassinet très dilaté qui correspond à la partie moyenne et inférieure du rein, dont les papilles sont détruites par un processus avancé de tuberculose ulcéro-caséeuse.
Les suites de l'intervention furent favorables. Le jour de l'intervention, le rein restant a sécrété un demi-litre d’urines, et, après quelques jours, la quantité d’urines des vingt-quatre heures était de un litre régulièrement.
La malade est revue le 12 septembre 1932. Les urines sont limpides, sans albumine. Il n’y a plus de douleur en urinant ; mais il persiste une pollakiurie marquée.
Parmi les très nombreuses publications qui se rapportent à la pyélographie intraveineuse, on peut lire plusieurs observations du même genre. Le bassinet qui correspond au rein sain, au rein le meilleur, n’apparaît pas sur la plaque, alors que du côté malade il peut se montrer plus ou moins parfaitement.
Il faut bien connaître cette éventualité et savoir l’interpréter. Car, ne craignons pas de le dire, il n’y a pas erreur de la méthode: l’urosélectan et les produits similaires s’éliminent suivant des lois physiologiques qui ne peuvent pas tromper. Il y à erreur d'interprétation et nous ne connaissons pas sans doute suffisamment comment s’éliminent ces produits. Si nous disons : pas d'image, donc mauvais pouvoir fonctionnel, donc rein malade, on risque d’enlever le rein le meilleur, et on l’a fait. L’erreur inverse a été commise également.
Nous verrons dans la suite comment on explique cette absence d’image du rein sain. Ce que valent ces explications, l’avenir nous le dira peut-être, mais ce qu’il importe de savoir, c’est qu'un rein sain peut ne donner aucune image du bassinet dans la pyélographie intraveineuse.
Dans notre cas particulier, le résultat de la pyélographie était en opposition avec les autres données de l'examen, et l’on a été réduit, pour aboutir à un examen complet, à faire une double lombotomie exploratrice : Cela confirme qu'il ne faut pas avoir une foi aveugle dans les résultats d’une seule méthode : il faut confronter les réponses des divers examens, discuter leur valeur et être prudent dans l’interprétation des résultats.
B) Examens fonctionnels impossibles. Mauvaise constante.
Dans certains cas de tuberculose inopérable, la pyélographie intraveineuse viendra confirmer l’existence de lésions bilatérales, elle viendra mettre en évidence un reflux, un rétrécissement de l’uretère, et montrera souvent pourquoi le malade est inopérable.
Voici quelques observations du P' Lepoutre :