‹ La quadrature de l'amourChapitre 171 sur 178 · MAIS · texte numérisé non relu

MAIS

(Fabliau pour servir de suite au poème précédent)

J'allais parler, et dire enfin Les vérités incontestables, Quand tout à coup il me souvint D'un mot, qui vaut toute une fable.

Dans quel auteur du dix-huitième Ai-je lu qu'un philosophe austère Tenait mille discours, longs comme un long poème.

En perpétrant l'acte de nos pères?

A la fin, l'ingénue qu'il serrait dans ses bras

Interrompit la harangue Et s'écria : « Tudieu ! retenez votre langue ! Faites, monsieur. Ne parlez pas. »

C était sagesse. Voilà pourquoi, En amour, tout vrai philosophe se tient coi.

Le Kala-tchacra, Ou le cercle par quoi dans l'Inde on figura L'infini des éternités bleues.

C'est le serpent qui se mord la queue. Je te déclare fol — sans plus — si tu prétends

A construire en équation quadratique Ce grand anneau formé par le corps du serpent ! Nous savons qu'en mathématique C est un calcul désespéré.

La chose est jugée pour toujours :

Nul ne peut réduire au carré Le cercle infini de l'amour.

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