ALLER ET RETOUR
Quand notre cœur se met à battre
En regardant l'être adoré, Et quand la passion, telle une aube blanchâtre
Qui commence à tout éclairer, A force d'envahir de rayons un visage Nous fait pousser ce cri d'extase : « Qu'est-ce donc Dans cet être inspiré qui me plaît davantage.
De son regard ou de son front.
De son geste ou de son sourire? »
Il faudrait qu'une voix mtervienne et nous dise : « Quand tant de charme aura cessé de te séduire, Quel est donc le détail ou la chose précise
Que tu haïras davantage? »
Comme on serait surpris si l'ange à qui le ciel
A confié notre voyage S'avançait, ingénument providentiel.
Pour répondre^à l'énigme affreuse qui se pose, Et, l'œil fixé entre vingt détails sur la chose Par où précisément l'extase commença, Très simple, en étendant le doigt, nous disait : « Ça ! »