‹ La quadrature de l'amourChapitre 48 sur 178 · DÉPLACEMENTS ET VILLÉGIATURE DE LA PUDEUR · texte numérisé non relu

DÉPLACEMENTS ET VILLÉGIATURE DE LA PUDEUR

Contrairement aux femmes du pays breton

Qui se croiraient déshonorées S'il leur tombait un peu de cheveux sur le front, Il y a des prostituées Dont la frange, en flots épaissis.

Descend presque au ras des sourcils.

Ces femmes-là souffrent fort bien Qu'on leur dévête jambe ou sein Mais pas le front — fût-il de neige ! Ça, c'est l'autel privé, ça, c'est le sacrilège. 0 trouble, effarement, chastetés revenues ! Les cheveux relevés elles se sentent nues, Et les voici soudain, troublées, les joues rougies... Que voulez-vous ? On a la pudeur que l'on peut. Il est déjà très beau qu'elle se réfugie Vers les sommets ! Allons ! abaissez vos cheveux. Et ne faites pas ces figures d'Absalon, Parce qu'on a levé un coin de votre frange, (Même dans le démon il subsiste de l'ange !) Braves filles, chez qui nos mains respecteront La suprême pudeur qu'est la pudeur du front !

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