LE DIVIN RASTAQUOUÈRE
Le bonheur, c'est toujours un étranger suspect, Trop paré de bijoux, recherché de manières. Vous savez, le bonheur, ce divin rastaquouère ! Il n'est pas de chez nous, ce bel œil noir qu humecte Je ne sais quelle larme éclatante et profonde Où l'on croit voir tout l'azur du monde ! Elles sont d'un pays nostalgique et menteur,
Ces belles mains de voyageur.
De voyageur calamistré, de Lovelace Qui semble, dans le fond d'une belle avenue.
Se diriger vers des palaces, Mais, brasquem.ent, sournoisement, tourne la rue Et regagne, en longeant les murs, quelque hôtel louche. Ou même un cabaret de belle étoile ! Il est Le gentleman correct, idéal et parfait.
Qui vous tue net, avec deux baisers de sa bouche ! Sa présence à la fois vous attire et vous pèse ; Et comme, certains jours, on se sent plus à l'aise. Malgré qu'elle soit trop insistante, malgré Son air pauvre et sans soin, lorsqu'on a rencontré, Accorte, ronde, et même un peu trop bonne fîUe, La douleur, cette vieille amie de la famille !