SCENE QUATRIESME
Vous esleve en un rang.
Cela n'est pas François. Il faut dire, eslever à un rang.
Mais le Roy m'a trouvé plus propre à son désir.
Ce n'est pas bien parler de dire plus propre à son désir. Il falloit dire plus propre à son service, ou bien, plus selon son desir,
instruise^- le d'exemple .
Cela n'est pas François, il falloit dire, instruisez-le par
l'exemple de, etc. .
Rcssouvenés et enseignés, ne sont pas bonnes rimes.
i ordonner une Armée,
Ce n'est pas bien parler François, quelque sens qu'on luy veuille donner, et ne signifie point;, ny mettre une armée en bataille, ny establir dans une armée l'ordre qui y est nécessaire.
Sans moy vous passeriés bien tost sous d'autres loix. Et si vous ne m'aviés vous n'auriès plus de Rois.
Il y a contradiction en ces deux vers, car par la mesme raison qu'ils passeroient sous d'autres loix, ils pourroient avoir d'autres Rois.
Le Prince pour ejfay de générosité, L'Observateur reprend mai cet endroit, en ce qu'il dit qu'il y a quelque consonance d'essay, avec générosité, car }1 n'y en a point.
gagneroit des combats,
L'Observateur a repris cotte façon de parler avec quoique fondement, pour ce qu'on no sçauroit dire qu'improprement gagner des comhals.
Parlons-en mieux, le Roy, L'Observateur a repris ce vers avec trop de rigueur, pour avoir la césure mauvaise, car cela se souffre quelquefois aux vers de théâtre, pt mesmes en quelques lieux, a de la grâce dans les interlocutions, pourveu que l'on en use rarement.
Le premier dont la race a veu rougir son front,
L'Observateur a eu raison de remarquer qu'on ne peut dire le front iï une race.
mon ame est satisfaite ; Et mes yeux à ma main reprochent ta de f faite . .<
Il y a contradiction en ces deux vers, de dire en mesme temps que son ame soit satisfaite, et que ses yeux reprochent à sa main une deffaitte honteuse, et qui par conse- , quent luy doit donner du desplaisir. I