‹ La question agraire en Italie, le latifundium romainChapitre 5 sur 41 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Etat de la propriété dans la province de Rome. — Les paysans de la province de Rome réclament des terres à travailler et, si on ne leur en donne pas, ils envahissent et labourent celles des grands propriétaires. C'est là un premier fait que nous constatons par la lecture des journaux ; il en est un second que nous pouvons observer de la portière d'un wagon : c'est que la campagne est fort peu et fort mal cultivée, que les villages y sont clairsemés, et même dans les environs de Rome, dans la Campagne romaine proprement dite, on n'aperçoit plus ni cultures, ni villages. Ces deux observations rapides et superticielles nous amènent à faire l'hypothèse que la petite propriété doit être relativement peu développée dans la région et que le paysan non seulement ne peut pas aisément devenir propriétaire, mais trouve difficilement à employer ses bras. C'est bien, en effet, ce que va nous confirmer l'étude de l'organisation de la propriété" dans la province de Rome.

Consultons les statistiques de l'Enquête agraire ;

elles ont été publiées vers 1883, mais, de l'aveu des personnes compétentes, elles sont encore exactes en ce qui concerne l'objet de notre étude. La province de Rome a une superficie de 1 200000 hectares, soit l'étendue de deux de nos départements français. La propriété foncière y présente les caractéristiques suivantes :

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