‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 14 sur 112 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il s'agit maintenant de conclure, et je le ferai en peu de mots. J*ai essayé, en examinant sincèrement et, je l'espèrCjComplètement, les vœuxdesélecteursdel789, de prouver que c'est bien à eux que revient Thonneur d'avoir formulé pratiquement les grandes idées qui sont aujourd'hui, en matière d'enseignement, le patrimoine commun des esprits éclairés de tous les partis. Le désir efficace des réformes que des besoins nouveaux etle progrès des temps rendent nécessaires, l'affirmation du devoir qui s'impose à toute société civilisée dé mettre les éléments de l'instruction à la portée de tous et de développer la haute culture intellectuelle, le souci d'augmenter dans une large mesure le nombre des établissements, de leur assurer une dotation suffisante, d'améliorer le sort des maîtres en faisant appel au concours financier de tous les ordres, de l'Église notamment pour Tœuvre essentielle de l'enseignement public, de maintenir et d'étendre, dans une juste mesure, la légitime influence de l'Etat sur l'éducation nationale, tout cela se retrouve à chaque page de nos textes. Quiconque les examine sans prévention n'a pas de peine à se convaincre qu'ils reflètent fidèlement sur tous ces points l'opinion du pays. En revanche on n'y trouvera qu'à titre exceptionnel l'affirmation des dogmes nouveaux que certaine école fort en faveur aujourd'hui prétend imposer depuis quelques années. Les électeurs de 1789 ne sont pas partisans de la suppression de toute idée religieuse dans l'instruction publique, de l'interdiction d'enseigner signifiée à certaines classes de citoyens, del'obli-

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