‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 43 sur 112 · VŒUX DU CLERGÉ [B. BOURGES — GRASSEJ · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [B. BOURGES — GRASSEJ

Castellanne {Curés de la Sénéchaussée de). — 346. Nous supplions S. M. d'être favorable surtout aux dames de la Visitation qui se distinguent dans la contrée par leur régularité et par le soin qu'elles prennent de Téducation des jeunes demoiselles, non seulement de ce ressort mais encore de tous les endroits de la Provence (III, 273).

Digne {Curés de la Sénéchaussée de). — 347. Que l'approbation et la surveillance des maîtres et mattresses d'école appartienne aux curés (III, 338).

Fréjus {Curés congruistes du diocèse de). — 348. Les députés supplieront Sa Majesté de vouloir bien jeter un regard paternel sur l'éducation trop négligée que ses sujets reçoivent dans les collèges et autres maisons d'éducation et d'ordonner à cet effet qu'il sera incessamment rédigé un même code de doctrine et morale pour tout le clergé de France, un seul catéchisme... pour toutes les paroisses du royaume (III, 264).

349. Accorder à tous les séminaires le droit d'agrégation aux universités pour que les séminaristes qui désirent prendre des grades né soient pas refusés quand ils seront munis de certificats favorables de leurs supérieurs et professeurs {Ihid.).

350. Demander un établissement pour l'instruction des sages-femmes et un règlement pour son exécution (III, 266).

Glandôve {Évêque de). — 351. Augmenter la dotation de son séminaire, pour y multiplier les bourses pour l'éducation des jeunes ecclésiastiques (III, 272).

Grasse et Vence {Clergé des diocèses de). — 352. Accorder aux religieux la faculté de concourir pour toutes les chaires des universités du royaume tant pour la philosophie que pour la théologie (III, 267).

353. Le roi sera très humblement supplié de donner une loi qui facilite l'établissement des collèges, qui maintienne ceux déjà établis et qui remédie aux abus auxquels est sujette l'éducation actuelle, en donnant

aux supérieurs ecclésiastiques une inspection plus étendue pour tout ce qui concerne la manière d'y enseigner la religion {/bicL),

334. Les séminaires auront, suivant l'étendue et les besoins des diocèses, un certain nombre de bourses et places gratuites pour élever les jeunes ecclésiastiques et les mettre à même de faire leurs études; ces bourses seront données aux seuls ecclésiastiques pauvres, de bonnes mœurs et conduite et d'une capacité telle qu'elle puisse faire espérer que leur éducation ne sera pas infructueuse. Les bourses ne seront données qu'à ceux qui seront à même de faire leurs cours de philosophie ou de théologie [Ibid,],

Grasse [Curés de la Sénéchaussée de). — 355. Que les prieurés et établissements conventuels établissent [des hôpitaux], des écoles, etc. {III, 269).

Hanes [Minimes de). — 356. Sa Majesté sera suppliée de... rouvrir les portes de l'enseignement public aux réguliers (III, 326).

Marseille [PP. de Picpus de). — 357. (Ils proposent de transformer les communautés régulières en communautés séculières qui) formeraient des séminaires et des collèges de philosophie et théologie (III, 692).

Paris [Chapitre de). — 358. Les maux dont nous sommes les témoins et qui menacent encore plus les générations futures nous portent à demander avec instance à Sa Majesté de prendre des mesures efficaces pour rendre à l'éducation publique l'éclat et l'utilité dont elle est déchue. Plusieurs de ses principaux établissements n'existent plus. Ces sources les plus précieuses se sont presque taries de nos jours et n'ont été remplacées dans la plupart des villes oii elles procuraient tant d'avantages à la religion et aux lettres que par des institutions obscures et privées, faibles, éphémères et suspectes. Les archevêques et évêques ne sauraient trop être maintenus dans le droit de supériorité et de surveillance sur les collèges, et

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nous nous faisons un devoir de demanderque M. l'Archevêque de Paris n'en soit pas privé sur celui de Louis-le-Grand (V, 268).

Paris [Ecclésiastiques de la paroisse Saint-Paul de). — 359. Qu'il soit formé une commission qui s'occupe promptement du grand objet d'une éducation nationale, seule capable de rétablir les mœurs et les vertus civiques (V, 271).

Quercy {Curés du), — 360. Qu'on s'occupe incessamment de la réforme des études dont l'état actuel fait regretter amèrement la société des jésuites; un corps enseignant soumis à l'ordinaire pour cette partie semble mériter la préférence (V, 485).

361. Qu'on ne confère les ordres majeurs qu'à des sujets qui auront passé un temps convenable dans un séminaire et actuellement y résidant pour être formés aux fonctions ecclésiastiques {Ibid.),

362. Que les membres du bureau diocésain puissent prendre une connaissance exacte des bourses établies en faveur des jeunes ecclésiastiques et de leur emploi, aûn de remédier aux abus qui pourraient s'être glissés dans une question si importante (V, 486).

363. Que l'on rétablisse l'université de Gahors qui était une des plus anciennes du royaume et qui est réclamée par plusieurs provinces voisines. L'imposition fixée pour cet objet continue d'ôlre payée par les trois élections du Quercy, quoique la province soit privée d'un si précieux avantage (V, 487).

364. Qu'il soit établi de proche en proche des écoles pour former des sages-femmes, qui puissent devenir expertes dans leur art, et qu'elles soient multipliées selon l'étendue des provinces [Ihid.),

Riez [Chambre ecclésiastique du diocèse de). — 365. Établir des collèges dans les villes qui en sont susceptibles comme centre d'un arrondissement et les doter assez convenablement pour avoir de bons professeurs. La ville de Riez est dans une semblable position, elle a un collège, mais qui est encore sans dotation et l'on

ne voit pas d'autres moyens d'y pourvoir que l'union des bénéflces (III, 341).

366. Faire choix de bons professeurs ayant plus d'égard dans le choix au talent et aux mœurs qu'à la capacité. On trouvera plus ou moins de facilité dans les choix, selon la quotité des honoraires.

367. Même attention, proportion gardée sur le choix des maîtres d'école [Ibid.),

368. Doit-on appeler les religieux à la direction des collèges? Il a paru à la chambre ecclésiastique que les religieux pourraient être appelés utilement, mais non sans quelques inconvénients, dans les collèges des grandes villes, mais on a cru devoir donner la préférence aux ecclésiastiques séculiers pour les collèges des petites villes [Ibid.).

369. Dans un plan quelconque d'éducation publique, faire entrer la religion comme un objet majeur et fondamental auquel les professeurs seront tenus de donner les soins les plus suivis, tant pour les parties dogmatique et morale que pour la pratique [Ibid.).

370. Subordonner l'éducation publique à la surveillance et à l'inspection immédiate des prélats [Ibid.).

371. La chambre ecclésiastique a regretté... qu'il n'y ait pas... un seul et même catéchisme, un cours complet de théologie qui, en excluant l'esprit de parti, réunît les avantages, les qualités propres à la faire adopter dans tous les séminaires. La chambre ecclésiastique a jugé l'entreprise d'un tel ouvrage digne de la sollicitude du Clergé de France (III, 342).

372. On sent, dans tous les diocèses, l'utilité des séminaires et l'intérêt que doivent inspirer de pareils établissements, mais le diocèse de Riez éprouve, plus que bien d'autres, la nécessité de faciliter aux jeunes ecclésiastiques leurs longues études en multipliant les secours et les pensions gratuites. Le séminaire de Riez manque de moyens pour fournir à des besoins aussi étendus et Ton ne voit d'autres ressources pour y pourvoir que des unions de bénéfices qui sont en

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