‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 48 sur 112 · VŒUX DE LA NOBLESSE [A. ARTOIS — BLOIS · texte numérisé non relu

VŒUX DE LA NOBLESSE [A. ARTOIS — BLOIS

qui sont souvent Teffet de leur inexpérience. Il est à désirer que les États généraux s'occupent de cet objet important et invitent les états particuliers qui s'en sont déjà occupés à redoubler leurs exhortations aux habitants des campagnes pour s'en occuper (II, 253).

398. Il est également important de veiller à ce qu'aucun chirurgien ne puisse s'établir dans les villes et surtout dans les campagnes sans avoir donné des preuves sufOsantes de sa capacité qui seront constatées par les précautions que les États généraux croiront devoir proposer (/bid.).

Beauvais. — 399. Que les collèges et écoles gratuites soient surveillés par les états provinciaux ; qu'il soit pourvu à leur entretien par une portion suffisante des biens ecclésiastiques (II, 295).

Berry. - 400. [Que le corps des ponts et chaussées soit supprimé saufà] pourvoir à l'instruction des élèves ingénieurs par une école établie à ce sujet, laquelle serait payée par les provinces et de laquelle elles tireraient par la suite des ingénieurs à employer par elles (II, 321).

401. Que les États généraux assignent des fonds applicables à l'éducation de la noblesse sans fortune

Béziers. — 402. Fonder, en faveur de la noblesse pauvre, deux places dans le séminaire de chaque diocèse et qu'il soit pourvu à cette fondation par union de prieurés et bénéfices simples aux dits séminaires (II, 347).

403. Qu'il soit pourvu à des fondations de places gratuites dans les collèges royaux pour la pauvre noblesse, opération qui pourrait être facilitée à Béziers parla vente des maisons religieuses presque désertes, des ermitages et des hospices isolés à la campagne (II, 348).

Blois. — 404. Plus de facilité pour l'instruction des enfants; des ouvrages élémentaires à leur portée où les droits de l'homme, les devoirs delà société soient clairement établis (II, 383).

405. Que rinstruction de la jeunesse étant une charge du ministère ecclésiastique, il devrait exister des maîtres d*école dans toutes les paroisses de campagne et qu'ils devraient y être établis aux frais des gros bénéficiers et décimateurs (II, 386).

Bordeaux. — 406. Qu'il soit formé un plan d'éducation publique dont les principes soient analogues à la constitution nationale, et que S. M. soit suppliée de nommer un comité à cet effet (II, 396).

Boulonnais. —407. M. l'évôquede Boulogne (i) vient de fonder une institution patriotique pour faire élever gratuitement les enfants des gens dé la campagne qui montrentdes dispositions pour l'état ecclésiastique (â) ; on croit qu'une pareille institution encouragée par les États généraux du royaume, serait imitée dans les autres diocèses de France et remédierait au manque de prêtres dont ils se plaignent aujourd'hui (II, 424).

408. Il y a plusieurs objets d'utilité publique tels que... l'éducation publique auxquels les États généraux pourraient appliquer différentes portions des biens de l'Église. Les Boulonnais observeront, en ce moment-ci, que le collège de Boulogne peut à peine subsister (3). Ce collège étant tenu par des prêtres de l'Oratoire, il serait facile de venir à son secours par l'union de quelques-uns des bénéfices ecclésiastiques de la province (II, 425).

Bourbonnais 409. Qu'il soit pourvu parles États

généraux aux moyens les plus avantageux d'améliorer l'éducation publique, cette amélioration pouvant seule donner l'espoir de voir multiplier les citoyens utiles à la patrie (II, 446).

Bugey et Valromey. — 4i0. Le meilleur moyen de remédier aux injustices serait d'obliger les juges, par

(I) M. de Partz do Pressy.

(3) Voir sur cette fondation, Deramecourt. Le clergé du diocèse dArras, Boulogne et Saint-Omer pendant la Révolution. Paris, 1884, in-8, t. I, p. 276-277.

(3) Ibid,, p. 282.

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