VŒUX DU T.-ÉTAT [B .NOGENT-LE-ROT. — ST.-MAC
Remiremont. — 891. La réformation des mœurs et de réducation publique. — Chaque ville ou ses officiers de police pourraient avoir avec MM. les curés le choix des régents de langue latine et des maîtres d'école. On donnerait la préférence à ceux qui ont de bonnes mœurs et un mérite distingué^ à qui on procurerait un sort plus heureux et un bien-être capable de les faire respecter. Alors on n'en manquerait pas (IV, 14),
892. Que tous les écoliers étudiant saus des régents et professeurs approuvés du gouvernement jouissent des mêmes privilèges que ceux des collèges. Quantité de fils de famille ayant les talents nécessaires pour se rendre utiles à l'État, font leurs études dans les villes où résident leurs pères et mères qui préfèrent avec raison les retenir près d'eux pour veiller à leur conduite et à leur éducation plutôt que de les envoyer en pension ailleurs, où il n'arrive que trop souvent que les enfants perdent les sentiments d'honneur et de probité à défaut de soins de la part des étrangers qui ne sont point si intéressés à les surveiller que les parents {Ibid.).
Reyiii(i). — 893. Obliger les religieux dominicains qui y sont établis à enseigner les humanités pour pouvoir y faire germer les arts et les sciences et y répandre les connaissances utiles (II, 165).
Saint-6ermain-en-Laye. — 894. L'établissement de maisons d'instruction pour la jeunesse, la chirurgie et les accouchements (V, 74).
895. Qu'il soit établi un collège à Saint-Germain {Ibid.). — Cf. Cah. gén. (V, 523.)
Saint-Hacaire (2). — 896. La ville de Saint-Macaire réclame l'exécution d'une ancienne transaction avec les jésuites de Bordeaux, portant réunion de plusieurs chapelles à leur collège, sous condition d'entretenir dans la maison du prieuré de Saint-Sauveur, dans la-
(1) Département des Ardennes, canton de Fumay.
(2) Article annexé au cahier général du tiers-éut de Bordeaux.
dite ville, deux régents pour les humanités et un abécédaire à la charge des revenus du dit prieuré (II, 410).
Saint-Sever-de-Rustang (1) et autres communautés, — 897. Que les règlements qui portent rétablissement dans chaque paroisse, de maîtres et de maîtresses d'école pour Téducation de la jeunesse, soient, de plus fort, exécutés (II, 371).
898. La ville de Saint-Sever possède dans son sein un monastère considérable de religieux bénédictins; elle demande que deux de ces religieux vaquent à renseignement du latin pour la jeunesse tant de Saint- Sever que des communautés voisines où ils sont dîmes prenant (Ibid.).
899. Les communautés délibérantes demandent qu'on rende les générations futures susceptibles d'un plus grand bonheur par une meilleure éducation. Elles supplient TAssemblée Nationale de tourner ses talents supérieurs pour faire une réforme aussi essentielle en donnant un plan d'éducation nationale, en assurant aux maîtres chargés de former la jeunesse plus de considération et d'aisance, enfln en cherchant à assurer plus de vertus sociales et plus d'émulation à leurs élèves [Ibid.).
Troyes. — 900. Le collège de Troyes est très important puisqu'il est le seul dans l'arrondissement et le diocèse; ce collège tombant en ruines, sans moyen de fournir à son rétablissement, le tiers-état de ladite ville demande qu'il lui soit fait un bénéOce pendant un temps limité pour parvenir à son rétablissement ou une somme annuelle sur les économats (VI, 86).
Valenciennes. — 901. Magistrat et conseil particulier. Un plan uniforme et simple d'éducation et la confier aux communautés religieuses (VI, 97).
902. Habitants. Qu'il soit avisé aux moyens de perfectionner l'éducation (VI, 101). — Que les biens du
(1) Haates-Pjrrénées, canton de Rabastenx.