‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 54 sur 93 · VŒUX DU TIERS-ÉTAT [A. CORSE — DOMFRONT · texte numérisé non relu

VŒUX DU TIERS-ÉTAT [A. CORSE — DOMFRONT

l'éducation de la jeunesse dans les villes et les campagnes (lll, 97).

DIGNE. — 641. Il est du plus grand intérêt pour l'Assemblée nationale de s'occuper de l'éducation et des mœurs des jeunes gens. C'est au magistrat civil à y veiller, ce droit et ce devoir lui appartiennent, les enfants devant former un jour les citoyens de tous les ordres de la société. C'est aux magistrats à les faire élever de la manière la plus propre à donner de l'énergie à l'âme, à leur montrer partout l'idée du bien général unie à celle du bien particulier, à éloigner de leur cœur toute idée de superstition qui rétrécit l'esprit et qui a désolé pendant des siècles les peuples et les rois. Les sciences et les arts font l'ornement de la société, la force et le bonheur de l'empire. L'ignorance rend les peuples stupides et fait des esclaves (111, 330).

Dôle. — 642. Sa Majesté est suppliée de donner un règlement uniforme pour toutes les universités, de créer dans chacune un professeur de droit public et d'ordonner que les grades y seront conférés sans frais (III, 162).

643. Maintenir et réintégrer la ville de Dôle dans la propriété et la jouissance de tous les fonds, bâtiments et revenus attachés à son collège appelé le collège de Lare ainsi que des prieurés qui y ont été réunis, afin de l)ouvoir entretenir des professeurs et maîtres, régents séculiers ou réguliers pour la théologie, la philosophie, les mathématiques et les humanités, une académie de peinture, dessin, sculpture et architecture, un cours d'anatomie, chimie et botanique. Les officiers municipaux et notables de la ville de Dôle, qui seront administrateurs des revenus de ce collège, seront obligés d'en rendre compte aux états provinciaux et l'excédent desdits revenus sera employé à établir des bourses en laveur des habitants de la ville et du bailliage de Dôle . Les (itats provinciaux nommeront à ces places (IIl, 167).

DOMFRONT. — 644. Les religieux dégagés •de

tous les soins temporels (1) pourraient s'occuper do la jeunesse, et l'on demanderait qu'il y eût des places djans les collèges tenus par les moines, où les enfants des Citoyens du Tiers fussent admis à l'instar des jeunes gentilshommes pour lesquels l'État en a fondé plusieurs. On désirerait aussi que ces élèves pussent obtenir quelques-unes des places que l'on accorde de piano à ceux des écoles militaires (I, 724).

645. Une réforme dans l'éducation nationale et les écoles de droit ; mais le gouvernement s'en étant occupé déjà, il est inutile d'entrer dans aucun détail à ce sujet [Ihid.).

Douai. — 646. Que les ecclésiastiques réguliers soient chargés de l'enseignement public et gratuit dans les collèges et que les biens de ces collèges affectés aux pensions des professeurs et régents soient convertis en bourses qui seront données au concours (III, 181).

647. Que toutes les maisons religieuses de l'un et de l'autre sexe, tant des villes que des campagnes, soient chargées de l'éducation gratuite des pauvres enfants {Ibi'l.).

Dourdan. — 648. Que l'étude du droit soit réformée; qu'elle soit dirigée d'une manière analogue à notre législation et que les aspirants aux degrés soient assujettis à des épreuves rigoureuses et telles qu'elles ne puissent être éludées; qu'il ne soit accordé aucune dispense d'âge ni d'interstices (III, 251).

64U. Que, dans le chel-lieu de cha(jue bailliage, il soit établi une école publique où les jeunes citoyens soient élevés dans les principes de la religion et formés aux connaissances qui leur .seront nécessaires, par des méthodes autorisées par Sa Majesté sur le vœu de la nation (III, 253).

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