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VŒUX DE L'UNIVERSITÉ D'ORLÉANS

en quelque sorte in succum et /« sangu'inem vertere. Les objections contre les réponses ne doivent être que les exceptions de la loi ; par là, on conservera les avantages de la dispute, sans en perpétuer les inconvénients et les abus.

1090. Les étudiants exercés de cette manière rempliront facilement les épreuves de la troisième année qui semblent devoir être au nombre de quatre : 1° un examen à Pâques sur l'enseignement fait par les deux professeurs ; 2° deux examens à la fin de l'année, l'un sur tout ce que le professeur de droit français aura fait voir, l'autre préalable à la licence sur la totalité des règles du droit civil ; 3° la thèse de licence de deux heures, toujours sans arguments communiqués (1), sur toutes les matières vues dans le cours académique.

1091. Ce plan d'études est capable d'occuper pendant les trois années et ne surchargera les jeunes gens dans aucune. C'est ici le lieu de dire qu'on ne peut supprimer le congé du jeudi, il est un repos nécessaire et le sera davantage ; si on l'ôte, chacun prendra le sien, et comme ce ne sera pas le même, les leçons seront coupées.

1092. 11 est difficile de supprimer le bénéfice d'âge; il a ses avantages et ses inconvénients. Mais on pourrait le modifier utilement en le fixant à une année pendant laquelle l'étudiant assistera aux leçons du professeur de droit français et à celles de l'inslitutaire civil, avec obligation de soutenir deux actes à la fin de

(1) Il arrivait quelquefois dans les soutenances de thèses que les objections étaient communiquées par avance au répondant. C'est cet abus que les professeurs d'Orléans voudraient voir réformer. Durand de Maillane dit à ce sujet (V Degrés, t. II. p. 242) : « Pour qu'il ne se glissât point d'abus dans les argumentations, la Faculté (de tliéol. de Paris) a conclu, en 1681, que le moyen le plus sûr d empêcher les argumentants ou les répondants de se communiquer les difficultés et les réponses, était d'exiger que l'un et l'autre jurât et signât qu'il ne les communiquerait ni directement ni iiidiiecteme.it. Cette conclusion s'observe avec beaucoup d'exactitude. »

l'année ; l'un, une thèse sur les Instilules de Justinien, l'autre, un examen sur les principes généraux du droit français. Les dispensés forment une troisième classe. Les dispenses sont un mal nécessaire, elles ne devraient s'accorder que dans des cas très rares, et jamais à des mineurs. En les restreignant aux majeurs, on pourrait di^itinguer entre les laïques et les ecclésiastiques; les uns et les autres ne les obtiennent que dans la supposition qu'ils se sont livrés à l'étude. Pour que ccltr supposition ne fût pas gratuite, le dispensé ecclésiastique pourrait être assujetti à répondre sur les Institutes du droit canon, le laïque sur les règles du droit civil et les principes généraux du droit IVaiK ais. Ceux qui auront été gradués soit par bénéfice d'àgo. soit en vertu de dispenses, ne pourront en aucun cas être pourvus d'offices de judicature dans les sièges royaux.

Deuxièmp pariie{yi,Gll-eiS).— iOd'âAl ne suffit pas de bien régler les études et les exercices, il faut encore inspirer une émulation vive et soutenue ai;\ pi(tfesseurs et aux étudiants.

109-4. Nous disons d'abord, aux étudiants : il est indubitable que les exercices établis tels que nous les avons tracés, les contraindront à un travail suivi et par conséquent feront naître le germe de reniulatinii. Mais pour le développer, ce germe si précieux, aiilunl qu'il doit l'être, peut-on mieux faire que de suivre l'exemple de M. Pothier, c'est-à-dire d'établir à la fin des trois années un concours dans le»[uel n'outreront néanmoins que ceux qui le voudront? Ce concours servira d'examen à la lin de la première année et de thèse à la lin des deux autres. Celui qui, dans chaque année, se sera le plus distingué aura une médaille d'or. Ceux qui, sans l'égaler, auront répondu d'um^ manière satisfaisante, recevront des médailles dargent dans l'ordre de leur mérite. Tous les ordres de citoyens seront appelés à ces exeiciees d leur publicité sera un aiguillon de plus. Celui ([ui apiès avoir remporté le premier prix dans la pnMnicre aum'o.

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