CHAPITRE PREMIER
L'exécution du traité de Berlin.
(Affaires de Grèce et de Monténégro de 187J:-1881.)
Les affaires de Grèce et de Monténégro naissent des difficultés d'exécution du traité de Berlin 131
§ I. — Les affaires de Grèce jusqu'à la conférence de Berlin de 1880 iril
Réclamations de la Grèce. — Premicre médiation européenne. — Conférence de Prcvcza. — Attitude de la France et de l'Angleterre. — Echec des négociations. — Changement dans la politique anglaise.
— Impatience de rKurope devant les atermoiements de la Porte. — Elle se décide à intervenir. — La conférence de Berlin. — Les décisions de la conférence. — Elles sont arbitrales et non médiatrices.
§ II. — Affaires du Monténégro IGi
Le Monténégro réclame l'exécution du trait»' de Berlin. — Tergiversations de la Turquie. — Elle aide au développement d'une ligue albanaise. — Les Albanais, leur caractère, leurs vu-ux. — Formation de la ligue. — Elle s'oppose à la cession de toute partie de l'Albanie au Monténégro. — l^roposition il'échange de l'Italie. — Son insuccès. — Mauvaise foi de la Porte. — Le Monténégro s'en remet à l'Europe.
— La question du Monténégro à la conférence de Berlin. — "Vues des ditférentes puissances. — Résolution de la conférence. — Nouvel échec. — Proposition anglaise d'une démonstration navale. — Pourparlers et demande de la France en faveur de la Grèce. — Les puissances ri'duisent la démonstration navale à n'être qu'un moyen de pression morale sur la Turquie. — Echec de la démonstration navale.
— Soudaine insolence de la Porte. — Proposition de l'Angleterre.
— Le concert européen est rompu. — La Porte affolée cède. — Renaise de Dulcigno aux Monténégrins.
§ III. — Affaires de Grèce depuis la conférence de Berlin. 183 Raisons qui pouvaient dès les premiers jours faire croire à la difficulté de faire exécuter les décisions de la conférence. — L'Angleterre et la France seules pourraient agir. — La F'rance ne veut pas d'une intervention armée. — Plaintes de l'Angleterre. — Politique de la France depuis le traité de Berlin. — Elle avait pris vivement en main un moment la cause de la Grèce. — Revirement dans sa politique. — Nouvelle proposition d'arbitrage de la France. — Son échec dû au refus de la Turquie. — Offres de la Turquie. — L'Eul'ope les accepte. — La Grèce est forcée d'y consentir.