AVIS IMPORTANTS
Il n'y aura pas de paiement anticipé des frais de voyage, mais en quelques cas ces frais seront restitués entièrement, ou en partie.
En cas de refus à cause d'inaptitude physique, le postulant sera rapatrié gratuitement.
Ceux qui sont déclarés bons, mais dont les papiers ne sont pas parfaitement en règle, seront logés, nourris et — au besoin — habillés, ils recevront de la monnaie de poche, le tout aux frais de l'Etat, jusqu'à ce que leur acte d'engagement sera ratifié ou qu'il sera évident qu'ils ne peuvent être admis au service.
Il est recommandable de ne pas se faire enrôler par l'intermédiaire de Soi-disants enrôleurs, le gouvernement Néerlandais n'étant d'aucune manière en rapport avec de telles personnes.
L'enrôlement d'étrangers n'est pas du ressort des « Agents officiels » qui en Hollande sont préposés à l'enrôlement pour le service aux colonies.
rsijmègue, novembre 1910.
Je suis en mesure de compléter ces données par des renseignements provenant directement du ministère néerlandais des Colonies.
Les conditions d'engagement ci-dessus exposées sont observées très strictement, notamment en ce qui concerne la nécessité de fournir des pièces d'identité et un certificat de bonnes vie et mœurs, ainsi que l'exclusion des déserteurs et des autres éléments spécifiés plus haut.
Ces exigences morales s'expliquent tout naturellement par le fait que les étrangers ainsi recrutés ne sont pas destinés à former un corps spécial, mais à servir côte à côte avec les sujets néerlandais qui prennent du service dans l'armée coloniale. Aussi bien, les éléments sujets à caution que nous incorporons dans notre Légion sont-ils exclus de tout autre de nos corps de troupe.
Quant au refus de principe opposé à l'engagement d'hommes de certaines nationalités, il est motivé par le fait qu'on a trouvé, à l'expérience, qu'ils avaient trop de peine à appren-
dre le hollandais. Ainsi qu'on verra plus bas, l'armée coloniale ne comprend, sauf de rares exceptions, que des hommes des nations germaniques.
Enfin, on remarquera que, si les hommes touchent en s'engageant la prime assez élevée de 472 fr. 50, ils doivent se rendre à leurs frais jusqu'à Java, Curaçao ou Surinam, ce qui n'est pas une petite dépense, et que l'engagement ne se contracte pas pour moins de six ans. C'est là un terme fort long, car l'armée coloniale néerlandaise, à la différence de la nôtre, n'a pas de troupes de relève dans la métropole, et le service y est donc accompli entièrement aux colonies ; il est vrai qu'il ei* est de même à la Légion, mais la majeure partie de cette dernière est au repos dans des garnisons salubres dont l'équivalent n'existe pas sous le climat débilitant de l'irisulinde.
Quant au nombre des étrangers ainsi recrutés, il s'élevait, à la fin de 1912, à 1177, savoir :
Allemands Belges (Flamands) .
Suisses ....
Luxembourgeois Divers (dont un sous- lieutenant français) .
Total . .
828 soit 71,2 °/0
.' 1.177 soit 99,9 %
L'effectif total de l'armée coloniale, ail 1er janvier 1913, était le suivant :
i° Armée des Indes Orientales
Officiers, aux Indes. . . . . . . 1.178
» en congé 227
» détachés en Hollande ... 75
Sous-officiers et soldats 31.762