Guerre et paix internationles, p
be
que cause l’incorporation, on arrive aux chiffres sui-
vants :
MR eee Ne 1.456.317.000 fr.
Allemagne... 87.050.000 — France share 818.132.000 — Anyleterre.:0 se 524.494.000 — Autriche-Hongrie..... 507.247.000 — HAE 0 Tue 387.637.000 —
Soit pour ces six puissances seulement le total déjà respectanle dé Pas TRE 4.670.877.000 fr.
Il va sans dire qüe le calcul est approximatif et le
point de départ assez arbitraire, mais il ne paraît pas exagéré et ce sont 5 milliards déjà qui peuvent être
de ce chef considérés comme engloutis, ou plutôt dont la production est arrêtée.
Il faudra nous en tenir, pour ne pas venir dans des spéculations purement imaginaires, aux budgels et aux effectifs, mais en ce qui concerde les budgets, il faut encore signaler qu’il conviendrait d’y ajouter certaines dépenses qui, englobées dans d’autres totaux, n'apparaissent pas au budget de la Guerre et pourtant ont leur origine dans le système de la paix armée ; citons : les pensions de retraite et les pensions des militaires décorés de la médaille militaire ou de la Légion d'honneur, les indemnités accordées aux lignes de chemins de fer pour la construction de lignes stratégiques, les encouragements à l’industrie chevaline, les primes aux navires auxiliaires, le capi-
== 49 — talimmobilisé sous forme de terrains, de constructions, de matériel, l'obligation pour les habitants de loger les troupes, etc., etc. Tout cela devrait rentrer dans le passif de la paix armée et le budget de la Guerre. Notons enfin que même en s’en tenant aux chiffres officiels, on n’est pas toujours certain d’être exact.Les gouvernements dansles pays démocratiques n'aiment pas à avouer les augmentations de dépenses, et la comptabilité publique permet parfois de voter certaines dépenses au moyen d’accrocs habilement faits au double principe de la spécialité et de l’universalité. C’est un fait connu que dans la comptabilité matière des deux départements surtout de la Guerre et de la Marine d’incessantes irrégularités se produisent,que la Cour des comptes signale chaque année sans les faire disparaître (1). Ajoutons à cela que la pratique des crédits extraordinaires et supplémentaires, des comptes spéciaux, des douzièmes provisoires sont également des sources de complication
et d’erreurs.