LA QUESTION DE LA POPULATION. H
IIL Décès. — Le diagramme suivant donne la mortalité en France depuis le commencement de ce siècle et l'exprime par deux courbes, Tune correspondant aux chiffres absolus, l'autre aux chiffres proportionnels par 1,000 habitants.
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Je dois résister à Tattrait de commenter ici ce dessin oîi viennent se peindt^ toutes les circoii'stances heureuses ou funestes de notre histoire : les réCDltes abondantes et les périodes de paix et de prospérité, aussi bien que les choléras, les disettes, les guerres. Ne voulant pas me laisser entraîner hors de mon sujet par des digressions, je signale seulement l'extrême mortalité qui a sévi en 1870 et en 1871, et qui a causé pour ces deux années 2,317,919 décès, c'est-à-dire environ 600,000 de plus que le contingent de deux années normales. Tel est le tribut prélevé sur nous par la guerre, sans parler des autres, et nous en retrouverons tout à l'heure l'influence à propos des mariages et de la natalité.
Notons encore ce curieux phénomène que nous révèle notre diagramme : c'est qu'après chacun de ses accroissements brusques et accidentels, la mortalité retombe au-dessous de son niveau moyen. Chaque pic est suivi d'une vallée. On dirait qu'une sorte de réaction succède à la crise et que l'équilibre, violemment troublé, ne se rétablit, comme celui de l'Océan soulevé par la tempête, qu'après certaines osciK lations, qui ressemblent à des vagues démographiques.
Notre mortalité générale n'a rien d'alarmant, puis(iu'ellc est d'environ 23 à 24 décès par 1,000 habitants, c'est-à-dire